Angoisse généralisée …

 

Lundi dernier,  je suis allée voir mon nouveau médecin traitant et je lui ai fait part de mes angoisses si invalidantes au point où je peux rester longtemps alitée sans ne rien faire mise à part trop penser et que chaque chose que j’effectue représente l’action de gravir l’Himalaya, (enfin j’imagine la difficulté de cette ascension) !

Il m’a donc bien écoutée et a fini par me dire que si j’étais si mal c’est que je vivais en direct mes angoisses de toujours. Angoisses qui étaient jusqu’alors anesthésiées par le lexomil. Autant dire qu’en ces moments délirants, à l’intérieur de moi c’est le bazar le plus complet et qu’en même temps je me hais et  je m’insupporte totalement. Tout ceci accompagné d’un sentiment de honte face à mes incapacités de vivre simplement.

Le médecin m’a affirmé que j’ai une angoisse généralisée et qui avait certainement toujours existé. Il considère mon état  comme une maladie qui se traite par médicament et certainement à vie. Il m’a donc prescrit une gélule de Sertraline 50 mg,  anxiolytique de nouvelle génération et qui ne donne pas l’accoutumance et la dépendance  que produisent les benzodiazépines comme le lexomil.

J’avoue que quand j’ai compris ses dires, des larmes ont noyé mon visage. J’avais toujours essayé de me soigner à ma manière donc à la dure et j’avais l’impression d’avoir  agi au mieux de ce que je pouvais endurer. De fait mon médecin (que je ne connais que depuis Avril) s’est demandé pourquoi jamais aucun praticien n’avait pensé à me prescrire des traitements plus légers donc avec une dépendance relative ? Il a aussi ajouté qu’il me faudrait 3 semaines avec des angoisses majorées avant que ce nouveau médicament ne fasse effet. Il est vrai que depuis que je le prends je dors moins bien, je refais des cauchemars et ça tourne d’autant plus dans ma tête. En même temps, je pense qu’il suffit que je sache cette précision pour qu’elle se manifeste. Bien évidemment, c’est   certainement psychologique !

Que répondre à cela, c’est vrai qu’avant, quand j’allais chez le médecin, c’est pratiquement moi qui faisait mon ordonnance. Je lui disais ce qu’il me fallait et le docteur notait mes demandes sur ordonnance. Il faut dire aussi que tel un drogué, on est tellement accroché à notre traitement qu’il est très difficile d’entendre qu’on doit en prendre un autre. Qu’est ce qu’on peut être obtus, braqué, avec des visières tellement nos angoisses bousillent tout discernement?

Sachant que je dois absolument faire de la relaxation mais aussi être écoutée par un psy, je pensais que mon médecin me donnerait des noms de thérapeutes. Que nenni, c’est à moi de trouver ces derniers et de voir si ça colle ou pas. De même je lui ai demandé s’il existait des unités de soins spécialisées pour les personnes essayant de décrocher d’intox telle que la mienne mais non  il n’y a rien de fait dans ce sens. Je pensais à un genre de centre adapté pour y aller en journée complète ou en demi journée afin d’être occupé et de s’y rendre quand vraiment ça va très mal. Bref, histoire de ne pas ne rien faire dans sa journée, de manière aussi d’être  plus facilement occupé à bon escient, d’y être aussi écouté donc efficacement  pris en charge dans la difficulté de vivre et ce de manière adaptée, ludique donc thérapeutique aussi.

Quand on sait que la France arrive en tête de la consommation de tranquillisants, il reste à penser qu’il est plus aisé d’en prescrire que de s’en défaire !!! …………………………  Je n’ai pas le courage de mettre en place une telle structure mais je sais d’avance ce qu’il faudrait faire pour que les gens s’y sentent bien !



Je stagne …

 

Je ne sais si j’avance vraiment. Cet article a pour titre le fait de stagner. Comme si j’avançais vraiment très peu et à toute petite vitesse. J’ai déjà horreur que rien ne bouge, que rien ne se passe donc ça m’énerve vraiment. C’est comme si j’étais figée, posée là à attendre je ne sais quoi. Attendre un mouvement, un signe de mieux vivre, de mieux être ? Bref c’est horripilant car je ne me supporte pas d’être ainsi dépendante de mes angoisses, des mes doutes, de ma non volonté à faire mieux et à aller de l’avant.

Bien sûr même si j’ai beau observer que des changements s’opèrent en moi , j’ai du mal à supporter ce que cela suppose d’énergie pour qu’ils se mettent en place. De tout temps donc depuis mon enfance, j’ai posé ici et là des genres de matelas pour me protéger de toutes agressions extérieures mais aussi de mes peurs. J’ai donc navigué pas à pas en essayant un temps faire ce peu de me faire confiance et quand je sentais une résistance, un blocage, une impossibilité psychologique, je mettais en place une solution qui était pour moi gage de sécurité. Solution que je nomme ici par le mot de « matelas », un truc pour se faire moins mal car la vie n’est ni simple, ni facile à appréhender. Malheureusement en écrivant ce papier je n’ai pas d’exemple à donner mais j’essaierai de revenir pour mieux m’en expliquer !

Tout peut me paraître compliqué alors que si quelques temps plus tard, quelques mois,  je regarde l’événement marquant avec du recul, je le trouve dénué de complexité. Ceci étant quand je vis cet événement, il prend une dimension catastrophique. Mon émotionnel et mes angoisses amplifient tout. Je me monte des scénarios, je fomente des hypothèses qui au lieu de me rassurer ne font qu’accroître mon état. Même si je sais après coup je ne devais pas autant m’angoisser, cela ne me vaccine pas pour l’instant d’après qui se passe et auquel je dois faire face.  Aussi, j’ai beau me dire que j’aggrave mon cas, que ce n’est pas si compliqué que cela,  je n’y arrive pas  à être bien dans ces moments d’angoisses importantes et je fais tout dans la souffrance et la douleur. Douleur que je ressens très violente et très agressive à la limite de la supprimer  je ne sais comment ??? Douleur d’exister, douleur de vivre, peur d’être un fardeau pour mon entourage, peur que ça se voit. Je passe un temps fou à cacher mon état, à le dissimuler, à faire comme si TOUT était simple et facile, hors ce n’est pas le cas. 

Aller acheter une bricole est compliquée, me rendre à un rendez-vous s’avère être une aventure dangereuse, même aller dans un endroit pour me faire plaisir n’est pas aisé. Je ne me reconnais plus, je sais à peine qui je suis, tout change et tout n’a plus la même dimension qu’avant. Tous ces parages en guise de matelas que j’ai structuré dans ma pensée et mis en place dans ma vie, volent en éclats donc  plus rien ne me rassure. Je suis de plus en plus difficile à calmer et j’ai la nette impression que je pars en lambeau comme si je me disloquais et que je n’étais plus la même. Mon ami est heureusement là comme un rempart rassurant, il me protège de moi même mais je sais fort bien que je lui demande beaucoup dans ces tranches  de vie si difficiles à être.

Cet état d’être est extrêmement déstabilisant à vivre et je ne sais plus par quel bout je dois me prendre en charge. J’aimerais tant que tout soit simple, que je ne sois pas en lutte constante contre une partie de moi même et que j’arrête une bonne fois pour toute à me stresser. J’espère qu’un jour j’y arriverais même si dans  mes plus noires pensées mon doute à trouver un état zen est très fort !

 



Torpeurs

TRISTESSE 1

 

Idées Noires

Dans les griffes de la nuit
Pire, son cortège d’ennuis
De tracas, de méditations infinies
Déchirent en lambeaux ma vie

Crépuscule annonçant détresse
Avec moi-même et pensées me laisse
La nuit me dévore cette ogresse
Ronge ma chair et me dépèce

Si de brume pouvait enfin s’emplir
Mon esprit torturé de mes désirs
Et enfin du tunnel voir venir
La fin et mes soucis en finir

Mais la voilà qui encore revient
Encore et encore avec pour dessein
De me laminer, me torturer, elle m’étreint
De ses griffes acérées elle me retient

Ou est-ce mon imagination débordante
Qui me la fait subir, me hante
Pourtant je la sens là haletante
A savoir qu’elle m’épouvante

Et de cette mort dont elle s’inspire
Pense chaque fois me faire ressentir
A travers elle la peur me faire frémir
Pour de bon me happer, en finir…

(Poème trouvé sur le net, un dimanche soir d’angoisses en boucle … )



Les jours passent …

 

Quand je suis en phase tristesse que je peux éventuellement considérer en phase de léger délire (je n’ose pas penser qu’il soit plus que « léger » ce délire) aussi en ces moments d’abattement, je me sens avoir été deux personnes qui luttent entre elles. Voire trois personnes dont une en devenir, une qui lutte pour avancer et l’autre personne qui ne veut pas du changement qui s’opère en moi et qui me retient en arrière comme si je devais m’accrocher au passé ou à ce qui n’est plus.

C’est bizarre que de dire cela car quand ça se passe je n’ai pas l’impression de cette lutte tellement je suis angoissée, compressée en moi-même, affolée pour un rien, montant dans les tours de mes pensées noires qui m’envahissent inexorablement. Rien ne me calme. J’essaie de respirer doucement, régulièrement mais c’est difficile. Mon corps sursaute jusqu’à parfois 2 fois par seconde et il m’est arrivé de faire des bonds de 10 cm. Aussi c’est dire combien j’en ressorts fatiguée, usée, au bout de moi-même, ayant beaucoup de mal à trouver le sommeil. Généralement les nuits qui suivent cet état je dors très mal et je fais des cauchemars.

A propos des cauchemars, avant de diminuer le Lexomil, j’en faisais toutes les nuits. J’étais tout aussi exténuée d’avoir un sommeil découpé toutes les 90 minutes et empli de rêves assez hallucinants. J’en ressortais là aussi dans un état difficile ayant de plus en plus de mal à être bien par manque de repos.

Est-ce le traitement homéopathique associé à ma désintox qui m’a permis d’assez rapidement obtenir  un sommeil moins découpé et cauchemardesque, je peux juste faire ce rapprochement ? Toujours est-il qu’effectivement je dors mieux avec moins de produit chimique dans le sang. Donc les nuits de délire, je ne sais comment je fais mais je ne me souviens plus d’avoir plongé dans le sommeil. A un moment donné de guerre lasse, je dois cesser de m’agiter physiquement et mentalement et je m’endors enfin !

Tous les matin je me lève parfois fatiguée, parfois pas mais avec aucune énergie. Et cet état de manque d’énergie a toujours existé chez moi. Je n’ai aucun ressort, si je ne travaille pas ou si je n’ai rien de spécialement prévu, je traînasse, au mieux je bouquine car j’adore ça.

Je me souviens quand mes enfants étaient d’âge scolaire, je me levais pour les préparer et les emmener à l’école et je me recouchais jusqu’à l’heure de la cantine du midi. Ma journée ne commençait qu’après. Il est à noter qu’à cette époque, je travaillais la nuit donc effectivement mon sommeil était aussi détérioré à cause de mon travail. Ceci étant dit, ayant repris de jour ensuite, ce fût pareil. Ajouter tout de même que si je dois comme ce fût le cas pas mal d’années, me lever à 5h pour aller bosser, je me lève facilement car j’ai une raison obligée de le faire. Ma journée est difficile et j’en sors exténuée mais j’y arrive. C’est aussi pour cette raison d’inversion de mes phases veille-sommeil que les lunettes de luminothérapie m’ont été prescrites. Je reviendrais certainement expliquer ces difficultés ressenties et vécues un autre jour.

Je deviens alors sensible à la lumière, aux bruits, je suis irascible, limite en mode agressive dans la voix, je ne supporte rien. Ma peau est infecte et pire qu’avant. C’est dire car j’ai toujours une peau très sensible à tout mais là ça dépasse tout entendement. Alors être comme ceci est-il du au sevrage ou plus accentué parce que je suis pratiquement ménopausée, je ne sais ?



Rappel pour bien suivre sans lire le début !

 

MEDOC
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Rien n’est facile et surtout pas le fait de se désintoxiquer d’une telle pharmacopée. Rappel, pour l’instant à ce jour, j’ai réussi à ne plus prendre l’anxiolytique très connu. C’est ce médicament de couleur blanche présenté en barre, qui se coupe en quatre et qui peut fondre sous la langue…

http://www.doctissimo.fr/medicament-LEXOMIL.htm

Aidée du traitement homéopathique cela fait deux semaine que je ne le prend plus. A la place j’ai réussi à stabiliser à un comprimé l’autre anxiolytique qui lui a été substitué afin de certainement réduire au minimum mon état anxiogène. Ce dernier médicament contient de l’hydroxyzine dichlorhydrate. C’est à la fois un antihistaminique antiallergique et un anxiolytique (tranquillisant) …

 http://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-matara01-ATARAX.html

Je continue à prendre 2mg d’un somnifère. Dans quelques temps ou semaines je serrais amener à aussi me sevrer de ce comprimé … qui vivra verra car je n’en suis pas encore là !

http://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-onocta01-NOCTAMIDE.html

Ci-dessous, je vous détaille  le traitement homéopathique  mais il faut savoir que ce dernier étant prescrit selon chaque individu, il peut varier d’une personne à l’autre. Aussi je vous enjoins vivement à consultet un médecin homéopathe pour connaitre  les granules qui conviennent le mieux à votre organisme.

Matin

 

NUX VOMICA  15CH > 5 granules

SEPIA  9CH > 5 granules

GRANIONS L-TRYPTOPHANE 1 GELULE  (Le L-Tryptophane est un acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine)

http://www.granions.fr/granions-l-tryptophane.html

 

 

16 HEURES

 

IGNATIA AMARA 15 CH > 5 granules

 

SOIR

 

GRANIONS  L-TRYPTOPHANE 1 GELULE  (Le L-Tryptophane est un acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine)

 http://www.granions.fr/granions-l-tryptophane.html

 

 COFFEA CRUDA 30CH > 5 granules

HYOSCYAMUS NIGER > 5 granules

RESCUE NUIT  en fleurs de Bach > suivre la posologie indiquée

 

http://rescue-fleursdebach.com/produits/rescue-nuits/?gclid=CjwKEAjwguu5BRDq8uSKhaKIzDkSJACQ7WJltTqxS7XiEfSwYk1ItgAlkps9q_lGcg3m2VFJq-kSmBoCFzzw_wcB

 

Le médecin homéopathe m’a demandé de choisir moi-même ces fleurs de Bach , c’est donc  avec mon intuition que je les ais trouvées.

J’ai aussi une gélule de mélatonine dosée à 3 milligrammes.  La mélatonine est normalement une hormone secrétée par le cerveau. Chez moi elle fait grand défaut. Je l’achète en pharmacie et elle provient d’un laboratoire parisien après commande du pharmacien. Je vous mets un lien URL pris au hasard sur le web.

http://www.eurovital.com/fr/product_detail.aspx?NAME=M%C3%89LATONINE-3mg-Se-Dissout-Rapidement-50-Comprim%C3%A9s-&PID=21525

 

En plus de tout ceci j’ai porté pendant tout le mois d’avril et jusqu’à début Mai,  une paire de lunettes de luminothérapie encore dénommée photothérapie qui permet de me donner la lumière solaire qui favorise la production d’hormones que mon cerveau ne fabrique plus assez ou pas en dosage suffisant à mon organisme.

http://www.solvital.fr/boutique/lunette-de-luminotherapie-luminette.php?gclid=CjwKEAjwguu5BRDq8uSKhaKIzDkSJACQ7WJlGJXB_IZ8bysgsQYPWfZcyoh9UAfzyugP1eEJZPVScBoCRFTw_wcB

Les jours de franc  soleil  radieux dès le matin je ne porte les porte pas. Pour plus d’explications sur cet objet, je vous renvoie à l’article du 25/04 .

http://songesdunenuitandette.unblog.fr/2016/04/25/lunettes-de-luminotherapie-ou-luminette/

 Mon traitement me coûte environ 50€ par mois entre les fleurs de Bach, les gélules de Granions L-TRYPTOPHANE et la mélatonine car l’homéopathie est remboursée par la sécurité sociale et ma mutuelle. Je n’aime guère prendre autant de choses à la fois mais pour une fois je prends ce traitement à la lettre afin de mettre toutes les chances de mon côté.

 



Essai de rédaction sur Délire et Peurs Associées

 

Cette dernière nuit fût extrêmement difficile à vivre.
Environ tous les 7 à 10 jours je décompense sévèrement le fait que mon organisme s’habitue à ne plus avoir cette drogue médicamenteuse dans le sang.
Il est souvent spécifié que les personnes alcooliques peuvent faire un deliruim-tremens quand elles sont en manque d’alcool(s).

Moi, je ne sais pas sur quoi je délire mais c’est guère mieux.
Souvent je n’arrive pas à contrôler toutes les pensées néfastes qui m’assaillent certains soirs et il suffit alors d’une réflexion entendue, d’une vision de quelque chose qui m’est intolérable ou qui a un affect sur mon extrême sensibilité pour que je vire dans cauchemar conscient donc éveillé.

Je glisse alors dans des méandres scabreux qui m’emmènent loin vers mes peurs les plus redoutables.Il est alors encore plus difficile d’être calme et zen surtout aux débuts de la nuit qui agite mécaniquement son grand manteau noir.

Je suis alors en proie au découragement le plus infini. Me reste alors qu’une seule ligne à suivre, celle que je me fixe en essayant de ne pas sombrer de cette lutte presque inégale entre mon moi d’avant (moi, quand j’étais grave intoxiquée) et ce moi nouveau qui émerge avec difficulté (moi en cours de désintox) !



La Salpêtrière et compagnie – 1

 

Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de lire le début de ce blog où j’expliquais qu’une fois décidée à faire un sevrage médicamenteux j’ai en premier pris rendez-vous via internet à l’hôtel Dieu. Suite à ce RDV, six mois après, j’ai vu en consultation un spécialiste du sommeil et de la vigilance et un enregistrement de mon sommeil a été programmé. Suite à cet examen, le spécialiste m’a envoyé vers un autre qui est à la fois référant à la Salpêtrière et en même temps généraliste dans un village de mon département. Ce dernier m’a prescrit le port des lunettes de photothérapie et les 3 mg de mélatonine. Il m’a aussi indiqué comment commencer mon sevrage en diminuant le Lexomil pour progressivement le remplacer par l’Atarax.

Oh comme c’est facile inscrit comme cela sur le papier de l’ordonnance. Il suffit de réduire un médicament, d’à la fois en substituer un autre et le tour est joué. Sauf que mon organisme intoxiqué par cette chimie pernicieuse ne le voit pas sous cet angle. Il réagit avec violence et la valse infernale de mes angoisses augmente considérablement en me laissant (quasi en permanence) dans un état confus. C’est le tout ou rien avec des sensations exacerbées ou totalement absentes comme anesthésiées, une perception du monde et de mon entourage complètement déformée sans oublier ma vision ophtalmique qui s’altère. Bref c’est le bazar, le bordel à chaque instant de ma vie car je ne sais plus discerner ce qui est bon ou pas pour moi. Quand je suis allé en consultation(le spécialiste sommeil qui exerce à la Salpêtrière), m’a aussi laissé entendre que je devrais aller à Paris une fois par mois pour être vue par une équipe de psychologiques et qu’on me contacterait pour me donner rendez-vous. Cet équipe doit normalement pouvoir établir quel est mon état émotionnel qu’il soit celui du passé ou l’actuel. J’attendais donc beaucoup de ce support surtout en me voyant être aussi mal en point. Que nenni deux mois après donc début du moi de Mai, toujours aucun appel en ce sens et pourtant le médecin m’a bien précisé qu’il  avait donné consignes pour que je sois contacter en vue d’une hospitalisation de jour ???

Ne voyant rien venir au bout de deux mois, je me connecte donc sur internet et je cherche un numéro de  téléphone sur la salpêtrière. Après maint coups de fil (et toujours bien accueillie au bout du fil),  j’arrive à joindre le service concerné. Une infirmière vérifie que le spécialiste a bien prévu mon hospitalisation et elle me dit qu’elle me rappellera quand elle aura de la place car la place est chère dans ces services spécialisés et pas de créneau avant le mois de Septembre. Je lui ai brièvement expliqué ma situation avec ma difficulté émotionnelle qui chaque jour et chaque nuit est si dure à vivre. Elle avait une voie très douce et empathique, j’avoue que ça fait du bien. Quelques jours plus tard, elle me rappelle, j’y vais donc le 20 juillet pendant une journée et là je serais vue et entendue par différentes personnes.

Ouffffffff, enfin je dirais car même si au quotidien je suis soutenue par mon conjoint, ce n’est pas si simple que ça à gérer, surtout pour lui. Il est très patient, très doux et il ne me systématise pas si je suis infecte car je passe du coq à l’âne, je ne me souviens de rien et surtout je réagis au quart de tour sans réfléchir tout en ne faisant même pas attention à lui. Quand je me rends compte de mon état, je suis affolée de m’apercevoir de mon comportement et de ce que je lui  fais subir.

Heureusement que je suis à un âge où je n’ai plus d’enfants à m’occuper et que  je ne travaille pas en ce moment sinon j’aurais du mal à vraiment gérer mon quotidien. J’ai encore suffisamment de force morale ou de caractère pour que cela ne soit pas perceptible lors de mes différentes sorties sociales, amicales et familiales. J’arrive encore à rester enjouée, percutante donc ça va. Je n’aime pas ne pas être bien pour ceux que j’aime ou ceux que j’apprécie, j’espère donc qu’il en sera toujours ainsi et que mise à part ici sur ce blog rien ne transpirera de mon état. C’est un fer de lance pour moi que de rester intacte ou le plus possible et c’est ce qui m’a peut-être toujours sauvé.

Malgré un parcours de vie tout autant alambiqué que sinueux avec des phases de désarroi, de déprime voire de dépression très importantes, je n’ai jamais été hospitalisée car farouchement, ne voulant m’en sortir que mes propres moyens, j’étais donc contre toute forme d’hospitalisation de ce type. Mes soucis ont commencés quand j’ai eu 16 ans et j’en ai 40 ans de plus aujourd’hui. Le 20 juillet sera donc la première fois que j’entrerais dans un service de psychiatrie. J’avoue qu’à la réception de la convocation j’ai eu comme un moment d’hébétude et de consternation en voyant que je serais hospitalisée dans cette spécialité si particulière. Bien sur que j’ai vu des psy qui m’ont beaucoup aidé. J’ai aussi fait des stages de développement personnel et beaucoup lu pour m’améliorer. Les différents thérapeutes qui m’ont suivi tout comme les médecins généralistes ont tous dit que je m’en sortais bien, oui mais à quel prix. Actuellement et ce depuis plusieurs années, je n’ai aucun suivi psy.

Bref rendez-vous en juillet pour savoir ce qu’il sera dit de mon état émotionnel et du reste aussi car physiquement, il va de soi qu’on se délabre l’âge venant mais je le suis d’autant que psychologiquement le mal être fait des dégâts. Dégâts qui, je trouve ne se voient pas à l’œil nu mais je les ressens bien au fond de moi. Fatigue permanente, irritabilité, impatience, peau et muscles altérés et j’en passe car j’y reviendrais sur un autre post !



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Le soir ……………………. !

A
Album : A

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Le soir, la nuit, les angoisses sont là fidèles au poste telles des sentinelles qui veille au grain…………………. !

Il me  faut faire avec et s’en accommoder de gré ou de force car faut que ça passe ….. !



Lunettes de luminothérapie ou Luminette

 

 

Voici ce que je porte tous les matins. Produit  qui m’a été conseillé par le spécialiste sommeil de l’hôpital de la Salpêtrière.

Ces lunettes de luminothérapie permettent de stimuler la production de mélatonine qui fait défaut à mon organisme. Elles permettent aussi de rétablir l’équilibre veille-sommeil qui est très perturbé dans mon cas.

(Ces lunettes sont en vente libre sur le net !)

http://www.solvital.fr/…/lunette-de-luminotherapie-luminett…



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