Le soir ……………………. !

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Le soir, la nuit, les angoisses sont là fidèles au poste telles des sentinelles qui veille au grain…………………. !

Il me  faut faire avec et s’en accommoder de gré ou de force car faut que ça passe ….. !



Lunettes de luminothérapie ou Luminette

 

 

Voici ce que je porte tous les matins. Produit  qui m’a été conseillé par le spécialiste sommeil de l’hôpital de la Salpêtrière.

Ces lunettes de luminothérapie permettent de stimuler la production de mélatonine qui fait défaut à mon organisme. Elles permettent aussi de rétablir l’équilibre veille-sommeil qui est très perturbé dans mon cas.

(Ces lunettes sont en vente libre sur le net !)

http://www.solvital.fr/…/lunette-de-luminotherapie-luminett…



Ah ces médecins !

 

Juste ce petit article pour signifier que pas systématiquement les médecins ne sont pas forcément solidaires entre eux. Je m’explique. Comme la plupart des français j’ai un médecin traitant et quand cela est nécessaire à mon état de santé je vais voir un spécialiste et évidemment je suis le parcours de soin en présentant une lettre de mon médecin traitant au spécialiste. Là, (comme je le raconte au début de mes narrations) j’ai vu un spécialiste du sommeil à L’Hôtel dieu et un autre de la Salpêtrière qui lui est également généraliste dans un petit village de mon département soit à 50 kms de chez moi. Bien entendu quand j’ai compris que mon corps n’en pouvait plus par  le sevrage difficile à supporter. En effet,  je subis des effets secondaires sur ma fatigue générale , ma vigilance et ma concentration au travail , c’est pourquoi  demandé à être en arrêt de travail car je ne pouvais plus assumer dignement ce dernier.

Que nenni, contrôles de L’ARS ou du conseil de l’ordre ???  oblige, c’est à celui qui va en donner le moins. Donc après moult demandes j’ai fini par en obtenir un. Le médecin de l’hôtel Dieu m’a renvoyée vers mon médecin traitant qui lui ne voulait rien entendre car si j’avais vu des spécialistes c’était à eux de prescrire cet arrêt. Au final c’est l’homéopathe qui devant mon état très angoissé a finit par m’octroyer ce que je demandais.

A savoir que mon médecin généraliste ne veut plus rien savoir, plus rien ne me prescrire, bref  il fait la sourde oreille en me disant que je dois me tourner vers un psychiatre ou un psychologue alors qu’actuellement  je n’ai pas besoin de suivi psychologique. Ahahahaha, comme c’est charmant de se sentir soutenue dans ces moments si difficiles à traverser.

NB: ARS > Agence Régionale de Santé



Les jours passent et …………… ?

DOULEUR

 

 Les jours passent et malgré tout se ressemblent. Le jour j’ai tout de même du mal à être pleine d’énergie ou je ne suis énergique que durant quelques heures.

Le médecin de la Salpêtrière me résume par cette phrase… « le probléme majeur est une anxiété avec labilité émotionnelle »… ce qui est vrai car je me balade avec des hauts et des bas dans la même journée. Énergie très basse le matin, mieux en après midi, pas mal aux environ de 15h, à la limite de m’endormir aux environs des 18h, puis résurgence de vitalité extrême en fin de journée jusqu’au soir même tard puisque mon état anxieux augmente systématiquement quand le jour décline. Donc inversion du système veille-sommeil. C’est sympa de le savoir et de le découvrir avec plus d’acuité encore depuis que médicalement le doigt à été posé dessus mais pour l’instant je n’avance pas. Je dirais même que je stagne si ce n’est que je recule …….. Je tiens à préciser que je n’ai jamais été classée de bipolaire pour autant. http://www.troubles-bipolaires.com/maladie-bipolaire/nature-des-troubles-bipolaires/

Moult fois, j’ai essayé d’occuper une journée type de différentes manières et quelque soit la façon que j’emploie, je ne dors pas mieux. Que je fasse du sport (rando ,natation ou balade moto voire grand ménage et ect ) que je travaille ou pas, que je sois dans une ambiance conviviale et festive ou non , ça ne change rien ………………….donc que faire ?

Il y a trois ans,  je suis partie en rando dans les Cévennes. Le Mont Aigoual  culmine à  1565 mètres, nous marchions environ 25 kms par jour avec un dénivelé de 800 à 900 mètres donc randonnée assez hard. Harassés de fatigue, à 23h nous étions couchés puis levés à 7h30/ 8h.

Cette année là je me suis aperçue trop tardivement qu’il manquait une ordonnance pour me procurer mes médocs anxiolytiques aux benzodiazépines. Je ne suis donc partie qu’avec le somnifère et à l’époque je prenais également un antihistaminique, médicament anti allergique mais qui induit une somnolence. Avec le manque accru des benzodiazépines, j’ai cru que j’allais devenir complètement timbrée car la nuit je ne dormais plus. A la place,  je faisais d’immenses bonds dans ma tente et évidemment  j’étais épuisée de fatigue. J’avais tout de même le cran de marcher en me disant que ça allait me faire du bien. En résumé quoi que je fasse, j’ai beau prendre ça par tous les sens je dors mal et il me faut l’accepter.

Je suis donc en phase d’acceptation de mon état de santé, de mon manque de sommeil et de la fatigue qui en découle et je fais au mieux pour ne pas culpabiliser et prendre cela comme une honte et un échec de ne pas savoir mieux me débrouiller avec me soucis.

 



Bombe Humaine – l’autre moi en moi !

 

DE mois en mois  ……………………………………………….  de Moi à Moi !

 

 

SAIS-TU Toi , TOUTE cette part d’Ombre

Qui sommeille ouvertement en moi

Qui, générée au fil des jours si sournoisement

Creuse en moi et à retardement … une BOMBE 

Car c’est bien chez moi qu’ainsi tu édifies ton toit……..(toi … cet autre moi )

Souvent, si  maladroitement, insidieusement tu m’habites

Profitant de mes moindres doutes et de toutes mes faiblesses

Ajoutant à cela une colossale somme de moral en baisse

Car de stress en stress accumulés de tout, je ne dé-(des)-stress(e)

Comment faire, sans repères, sans tendresse ni affection ?

Amère d’avoir toujours tant donné et insuffisamment reçu

Tu te vautres en moi avec  gourmandises et délectations

Et ce, jusqu’à la lie, à n’en être jamais, JAMAIS   assez repu

Ainsi, tu tisses un à un les fils d’une (break)-prison

M’enfermant si joliment dans TA  TOUR d’Ivoire

Où le seul panneau indicateur est  « Défense d’y Voir »

Ne me  reste-il ALORS plus qu’à aller prier avec dévotion ?

Pour qu »un jour Enfin cette Si belle partie de moi-même

Reprenne vite le dessus face à ce Terrifiant  Abîme

Qui  bien au delà de l’extase des  plus Belles Cimes

Réveille et révèle cette autre part de moi même

Et toutes ces Merveilles d’Etre qui étincellent

Pour que JAMAIS n’éclate Ma  BOMBE HUMAINE

…………..Explosante-d’Épouvante ……………..!

Telle insinuée, des manques de «  Je M’Aime »

Poème que j’ai écrit en 2007

 



L’homéopathie, aide ou pas ?

 

J’ai pris rendez-vous chez un médecin généraliste  mais aussi homéopathe. Bien au contraire, ce dernier n’a pas sous estimé  l’importance de ma démarche et m’a encouragée  vivement à la suivre  et à surtout prendre mon temps pour qu’elle aboutisse positivement ; il a vivement appuyé sur ce dernier point en spécifiant que maintenant que  je me prenais en main, il fallait tout mettre de mon côté et que le temps en était (est) un ingrédient majeur . J’ai donc un traitement  homéopathique plus des gélules d’acides aminées , le tout à prendre à différents moments dans la journée.

La base est toujours la même, diminuer l’anxiolytique  et augmenter l’antihistaminique qui est normalement prescrit en cas d’allergies mais qui pour mon cas pallie au déficit de l’anxiolytique auquel je suis si addict. Pour l’instant je conserve aussi le somnifère car chose en son temps. Le médecin homéopathe trouve que mon organisme réagit bien au fait de substituer un médicament par rapport à un autre. Tout le monde ne réagit pas aussi bien à ces changements de chimie pharmaceutique donc ça me sécurise.  Pour ne pas être vaseuse dans la journée,  ce n’est tout de même pas la panacée. Effectivement,  il n’est pas facile de diminuer physiquement et psychologiquement un tel traitement qui a été comme un compagnon de vie, une béquille, quelque chose qui comme un phare dans la nuit devait me donner quelques heures de répit.

Il est vrai que j’aimerais que tout aille vite, maintenant je suis très pressée de quitter ces drôles d’habits qui m’ont vêtue si longtemps. Autant il est simple de changer sa garde robe autant cela est moins aisé quand il s’agit d’émotions et d’angoisses mélangées.



Quand il faut donc y’a plus qu’à !

LE SAUT
Album : LE SAUT

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La confiance en soi est ce fil tendu sur lequel je chemine mais parfois elle me fait défaut et ça ne s’achète pas ni sur le net , ni en boutique, dommage !



Un soir sur la Terre !

IDE ROSE
Album : IDE ROSE

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 Déjà revêtue de son manteau bleu, la nuit a assez rapidement viré  le jour son ennemi puis nonchalamment elle a  envahi l’espace.

Tous les soirs elle arrive pas à pas. En été, elle peut être douce et charmante voir chaude comme la braise mais aussi froide et glaciale l’hiver quand le printemps tardif est assoiffé des rayons dardé du soleil .  Oui il fait nuit, ce n’est plus l’hiver donc pas encore le printemps et dans  ma tête monte un semblant de trucs pernicieux et sources qui m’emprisonnent chaque soir.

D’un côté, c’est comme si ma tête rétrécissait  car paralysée de peurs et d’un autre  augmentait de part les angoisses qui face au théâtre de la nuit prennent chacune place sur une chaise quasi non éjectable.

Dans la pièce d’à côté ronronne un film policier. Je n’ai cure de celui-ci car il ne me passionne pas. D’ailleurs pour sûr qu’un film me passionne, il faut vraiment qu’il soit bon. Le dernier en date est Avatar que j’ai vu il y a environ deux semaines. Et oui, je fais partie de ces gens qui ne sont pas au même rythme cinématographique que les autres et ne suivent pas forcément ce qui fait de l’audience. Pour Avatar j’avais une idée arrêtée car il est pourvu (entre autres)  d’images de synthèse et d’une certaine mise en scène de science fiction à laquelle je n’adhère que très mais vraiment très rarement. Il en va de même pour le silence des Agneaux et Stars Wars que je n’ai jamais vu ou que quelques minutes avec le p’tit robot qui dit ????? m’en rappelle plus de toutes façons de ce qu’il dit ?

J’ai l’impression de passer pour une attardée mentale quand j’avoue avec une mine déconfite que je n’ai pas vu certains films et à grand spectacle ou a fort budjet de réalisation, de production et d’entrées commerciales.

M’en fous … m’en fous de ne pas suivre la vindicte populaire tel un mouton de Panurge qui suit ses congénère bêtement car il ne ne sait où aller. M’en fous de tout ça car j’ai d’autres envies, d’autres buts comme lire, parler, composer des trucs et des machins qui font des choses pour mon quotidien et d’autres trucs et machins qui font d’autres choses dans ma tête  ……………… pourtant déjà encombrée de milliers de pensées.

Justement le soir et encore plus la nuit, ces pensées arrivent à maturation. Certaines se détachent et se fixent durablement comme si elles étaient scotchées et ne pouvaient plus se déloger de l’endroit génial qu’elles ont trouvé. Comment peuvent-elles choisir un tel emplacement si ma volonté ne veut pas qu’elles s’installent en moi. Et bien si, elle font leur lit pour quelques heures ; environ six heures quand je suis arrivée à éteindre la lumière pour ce qu’il s’appelle « dormir ».

 

Dormir ça veut dire quoi au juste ?

 

Se reposer, Récupérer, Oublier le jour,  Poser ses soucis, Faire le vide comme un reset  afin de  mieux repartir le lendemain.

Je n’ai cure de tout cela car je ne sais pas faire reset, plus faire peut être car je ne sais même plus si un jour j’ai su le faire ? En tous cas du plus loin de ma remembrance, je n’en ai pas le souvenir ???????????????????????

Seul me reste les souvenirs d’un état d’agitation, de pensées multiples qui profitent du silence de  la nuit pour encore mieux se répandre et me compresser. Je me sens si à l’étroit dans mon « moi-même ».

 Cela m’indispose et me fait peur en même temps. S’abandonner, se laisser aller dans le noir qui comme un vide me signifie qu’il ne fait pas bon y vivre longtemps. Alors je résiste car  même avec les plus bonnes intentions je n’arrive pas à me laisser aller . Pourtant j’y met du mien, je me mets au calme, je ne prends pratiquement jamais d’excitants, (seul un café noir le matin  …….  et encore), pas d’alcool sauf celui festif des soirées, pas de drogues illégales et je ne fume pas. Je fuis les films/séries agressives et violentes et les discussions dont les sujets pourraient fortement m’offenser ou me faire violence.

Malgré tout cela je reste éveillée et je pense à des milliers de choses que j’ai faite ou pas, que j’ai dites ou pas, qu’il ne faut pas que j’oublie de faire ou de dire aussi. Je pense à mon job et surtout à certaines collègues à la con qui m’énervent car jalouses , elles me mettent des bâtons dans les roues, c’est connu et très féminin ces satanées intentions d’emmerder sa voisine.

.Je pense parfois à mes enfants qui m’émerveilleront toujours même si tous trois  ont maintenant atteint  l’âge adulte. Je songe à mon chéri quand il n’est pas à mes côtés, à ce désir que j’ai de lui, au manque que j’en ressens et à tous les projets que nous allons fabriquer puis vivre complices  car complètement de concert ensemble.

Parfois je somnole en mettant la radio et à la faveur d’une pensée plus angoissante qu’une autre, je fais un bond dans mon lit et me voilà complètement réveillée. Je dois alors regorger de patience pour ne pas m’affoler. Ne pas me dire que je ne vais pas arriver à m’endormir. 

C’est ça le plus dur , arriver à m’abandonner et ça met du temps chaque soir pour ensuite vivre ce moment où tout est à refaire parce qu’une pensée ingrate et déstabilisante à encore saccager mon esprit en me réveillant puis en me tenant éveillée pour un temps qui peut aller de quinze minutes jusqu’à deux heures.

J’avoue que vivre cela est extrêmement  fatiguant et que c’est dans ces  moments là je me sens si fragile et si en proie au désespoir. Tout me semble alors impossible, injuste, inaccessible comme si mes efforts étaient réduits d’un coup, d’un seul à néant. Il me faut une force infinie pour ne pas hurler, ne pas pleurer, ne pas me laisser aller plus loin en moi. Souvent les tremblements commencent, mon corps s’agite de soubresauts que je dois absolument faire taire pour ne pas qu’ils évoluent en crise de tétanie.

C’est épuisant mais ces symptômes traduisent l’état de manque. C’est ainsi que mon corps exprime ce manque. En tous cas et il me faut absolument  accepter de supporter ces désagréments pour progresser vers mon but. Et ce but j’essaie de le visualiser pour faire corps avec lui, pour qu’il s’accroche à moi, qu’il m’adopte comme moi je le niche en mon sein !



Légende Hindoue

INSPIRATIONS-IMAGES-POEMES-CHANSONS
Album : INSPIRATIONS-IMAGES-POEMES-CHANSONS

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Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux.

Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

 

Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci: « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. »

Mais Brahma répondit: « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux dirent: « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau: « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Déconcertés, les dieux proposèrent: « Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de l’homme sur la Lune. »

Mais, Brahma répondit encore: « Non, un jour, l’homme parcourra le ciel, ira sur la Lune et la trouvera. »

Les dieux conclurent: « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit: « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

 

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, exploré la lune et le ciel à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

 

http://www.syti.net/LegendeHindoue.html



Démarche de soins – Version Longue

RDV HOTEL DIEU
Album : RDV HOTEL DIEU

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Juin 2015, je n’en peux plus car depuis pas mal d’années mon sommeil s’est largement dégradé. Alors je décide de consulter pour un sevrage car j’ai de fortes pertes de mémoires qui m’handicapent lourdement. En un premier temps je consulte un spécialiste du Centre Hospitalier de ma région qui lui me dirige sur Paris car à la capitale, les centres du sommeil sont réputés efficaces.  Je choisis celui de l’Hôtel Dieu qui se trouve situé juste à côté de la  cathédrale Notre Dame.

Je crée un compte et me connecte donc au centre en ligne de prise de rendez-vous de l’hôtel Dieu ………. sur ce site que je vous joins en référence :

http://www.sommeil-vigilance.fr/contact/contact0.html

Je ne choisis  pas le médecin car les places sont chères et qu’il faut s’armer de patience pour enfin en dégoter une. Je le dis à mes deux filles, je leurs file mes identifiants de connexion et hop, hop hop le 04/01/2016 rendez-vous est pris dans ce Centre du Sommeil et de la Vigilance size près de la si belle cathédrale de ( pour moi) la plus belle ville du monde, Paris la magnifique !

J’ai donc attendu 6 mois avant de pouvoir rencontrer un médecin, et que ouiiiii, il faut être motivée et ce n’est que le début. Début Janvier je rencontre le Docteur Duforez, très sympathique tout comme son équipe et aux dires de mon intention de sevrage je reviens le 22 Janvier pour enregistrer mon sommeil toute une nuit. Cet examen s’appelle une polysomnographie.  Sont alors scrupuleusement enregistrés  votre pouls, votre respiration, la manière dont vous dormez (coté droit, gauche, ventre , dos), aussi  si vous vous levez et le temps que dure tout ce que vous faites. Vous êtes filmé et il n’y a plus de secret pour le médecin qui lira et verra la vidéo de votre sommeil. Bien sur vous êtes bardé d’électrodes et d’appareils qui enregistrent donc chacun de vos faits et gestes. Ah c’est sûr que ce n’est pas du tout sexy mais vous n’êtes pas là pour ça non plus !!! ( Cf -> album au début de cet article)

Je suis pourtant une grande angoissée devant l’éternel mais une fois entrée et brillamment prise en charge par une élève infirmière je n’étais plus du tout anxieuse de cette nuit branchée comme un robot qui part en voyage stellaire. Après avoir passé un coup de fil,  j’ai un peu de mal à m’endormir et comme il est déjà minuit je sombre pour à peine deux heures avec  mes inconditionnels compagnons que sont mes médocs habituels. Comme toutes les nuits je me réveille régulièrement et je peste  contre les lunettes à oxygène qui placées dans mes narines me gênent outrageusement. Aussi plusieurs fois, je les enlève et les remets et ça repart pour un tour de veille, sommeil et caetera !

Au milieu de la nuit, levé toilettes habituel et réveil sous les coups de 6h30. A 7h je suis débranchée et à 8, dehors je respire la température hivernale de ce début d’année. Samedi matin,  Paris est au ralenti,  ça a aussi son charme.  Après un bon p’tit café « so expansive » ( bin wi on est pas en province  !!!) je rejoins la gare Montparnasse pour rentrer chez moi à 250 kms de la capitale.

Le 21 mars je dois revoir le Docteur Duforez. Il a fallut tout ce temps pour extraire mon dossier de la pile où il a dû être placé et en lire le résultat. Le médecin me dit qu’effectivement, je n’ai aucun repos ni physique , ni intellectuel et encore moins psychologique vu que je n’ai pas de sommeil profond, ça me rassure de savoir que l’enregistrement signale cette immense fatigue éternelle qui me taraude depuis tant de temps. Je passe rapide sur ce point difficile de la fatigue chronique car je suis certaine d’y revenir à un autre moment donné. Donc ça c’est pour les moins. Autrement pas d’apnée du sommeil, pas de somnambulisme, pas de notion de jambes agitées (pourtant qu’est-ce que je sursaute certaines nuits où je dors si mal). Je précise que la nuit à l’Hôtel Dieu a été clémente, mes horribles et si pénibles  cauchemars habituels n’ont pas trop déstabilisé ma nuit comme ils savent si bien le faire habituellement en me donnant l’impression qu’au réveil je suis devenue une folle dingue juste bonne à interner.

Cet enregistrement n’est donc pas révélateur de l’essentiel de mes nuits complètement déstructurantes. Donc rendez-vous simple, le Dr Duforez me demande d’aller en consultation avec l’un de ses confrères qui notamment travaille dans mon département de résidence. Son cabinet médical se situe à 49 kms de chez moi et je m’y rend un samedi à 8h du matin après avoir traversé moult petites routes de campagne  aussi charmantes qu’embuées de brouillard annonciateur d’une belle journée ensoleillée.

Ce nouveau médecin qui est lui aussi un spécialiste du sommeil travaille à la fois comme généraliste dans un petit village perdu et comme spécialiste au CHU de la Salpêtrière. De suite, il dénote en deux temps , trois mouvements,  ma personnalité vive, active (trop pense t-il si fort que je crois l’entendre) associé à une état émotionnel signifiant  et très angoissé.

En entendant le rapide résumé que je lui fais de mon histoire de vie (je vais à l’essentiel),  il comprend rapidement comment je fonctionne. Il  me demande de téléphoner à mon ophtalmo afin de savoir si la rétine de mes yeux peut supporter des séances de photothérapie (ou luminothérapie). Pendant 15 minutes par jour je dois porter une paire de lunettes spécifique  qui me redonnera  la lumière du jour qui manque à mon déséquilibre de vielle-sommeil. Ensuite il change complètement mon traitement en diminuant le comprimé de benzodiazépime et en ajoutant un autre dont il serait  plus facile de s’en défaire ensuite  et en complément une  prescription de  mélatonine ?????????????? ……………….  tu prends un médoc dont tu veux te débarrasser et on t’en prescrit un autre dont ensuite tu devras aussi de défaire ???

Je ne tique pas et je note tout ce qu’il me dit sur une feuille par peur d’en oublier. Il ajoute qu’une à deux fois par mois je devrais aller à la Salpêtrière pour effectuer du bio feed back,  technique de relaxation guidée par de  la technologie visuelle.  L’objectif est d’arriver à faire baisser et le rythme cardiaque,  et la vitalité de la respiration qui augmente en face d’éveil. Je dois apprendre à faire cela dans le cadre d’une hospitalisation de jour pour ensuite savoir le reproduire chez moi quand je suis  face à soi même en  prise aux agitations de mes angoisses… « Ok docteur et ensuite ».

Et bien je serais aussi vu par Me Truc et Me Machin pour évaluer mon état émotionnel des années passées  jusqu’à celui de maintenant et selon le résultat, le médecin pourra adopter une autre ligne du traitement. Malgré mes questions insistantes, quitte à se répéter,  le doc  ne m’en dit pas plus. Juste il ajoute « et puis ne vous inquiétez pas, si ce que je vous dis de faire n’a pas le résultat escompté, (70% de réussite au bio-feedback),  il existe des tas de techniques donc  avec mon équipe j’en trouverais bien quelques unes pour vous ». Bien Docteur, Ok Docteur, Au revoir Docteur et à bientôt à la Salpêt !!!!!!!!!!!!!!

Tout va vite et en même temps ça va trop lentement. Je sors angoissée de cet entretien car je croyais que …. Comment dire ….. que  je crois au miracle ….. et bien presque car en fait je trouve qu’on tâtonne plus qu’autre chose et que ce n’est pas assez efficace. Ça me donne l’impression qu’on me met une dose de sel, une de poivre , un peu de cumin et de sarriette et si ça va pas on remplacera par du persil et de la ciboulette !!!!!!!!!!!!!

J’avoue que c’est déroutant. Quand on consulte comme ça on aimerait de suite avoir un résultat immédiat mais il faut persévérer, suivre à la lettre ce que le médecin ordonne et ne pas perdre l’espoir qui nous anime. Non, franchement ce n’est pas simple, d’autant que  le matin, après ma nuit où j’ai pris le nouveau traitement donc dès le levé,  j’arrive à peine à émerger. Je suis dans un complet brouillard, comme noyée dans du coton, bref une loque ambulante. Je ne peux pas appeler ce médecin car nous somme un dimanche. Alors au vu de mon état, je réduis de moi-même le nouveau médoc et je fais au mieux. Mais car y’a toujours un « mais » quelque part, mes angoisses qui m’enquiquinent à longueur de journées reviennent encore plus m’houspiller et mon corps ne veut plus de moi;  je ne le ressens  pas du tout comme à l’habitude. J’ai la mauvaise impression d’être deux personnes. Une qui agit et l’autre qui subit. Une qui pense trop et l’autre qui en n’en peut déjà plus. Une qui veut avancer et l’autre qui de peurs accumulées,  freine des quatre fers. Je dois une  fière chandelle à mon ami qui me supporte agréablement lors de ces difficiles moments et qui de part sa présence aimante atténue mon état anxieux,  voir assez déprimé. Je m’étais bien dit que le sevrage ne serait pas aisé mais je ne pensais pas devoir renouer avec des angoisses si insupportables.

Voilà où j’en suis en ces premiers jours  d’Avril et je trouve que c’est long, que ce chemin est tortueux  car mes vielles angoisses tels de vieux démons viennent encore plus me hanter la nuit (et parfois le jour). C’est comme si je me reconnectais à une partie de ma vie qui fut si compliqué à vivre. Peut être faut-il que j’en passe par là pour tout exorciser afin de faire table rase du passé et de ses conséquences néfastes sur ma santé ???



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