Un Début d’Explication !

 

Comment expliquer ce long chemin qui m’a mené à prendre la décision d’arrêter tout traitement (un anxiolytique classe des Benzodiazépine et un somnifère classe  des Lormétazépam). Décision que j’espère franchement irrévocable.

En grand résumé, à l’âge de 16 ans et demi j’ai fait une grave dépression réactionnelle à une enfance que je classifie de barbare car orchestrée par deux parents toxiques parce qu’ils n’ont jamais su grandir, qu’ils n’ont jamais été de vrais adultes. Ils sont restés comme cristallisés, englués à des moments charnières de leur enfance et comme ils n’ont pas su s’extraire cet état d’être en devenir ils sont restés paralysés d’eux-mêmes.

Bien sûr, tous deux avaient leurs raisons, chacun à leur manière, bien sûr  ils étaient névrosés car avaient eux même subi des perturbations importantes dans leur vie. Ça n’ajoute rien  et qui plus est ça ne les dédouane certainement  pas de leurs faits et gestes à mon égard mais il faut savoir pardonner et j’ai réussi de leur vivant à faire ce travail si compliqué, si exténuant voire si déroutant. Donc ça n’a pas été simple et facile à faire mais je suis fière d’y être arrivé après avoir presque sorti toute ma colère, toute ma haine engrangée et tous ces litres de larmes qui ont noyé mes yeux embués de souffrance ………….….. souffrance à vomir ………….….. souffrance à ne plus savoir qui être, quoi être,  qui et comment devenir, advenir ………….…..  pour à l’époque me  frayer un chemin pour mon à venir , vers  mon avenir ?

Aussi , je pense fortement qu’à un moment donné j’ai été dans l’impasse dans laquelle eux-mêmes sont restés toute leur vie et ce qui m’a sauvé est d’avoir réussi par ma seule force et ma combativité  indéniable,  à avancer plus loin qu’eux sur ce difficile chemin de vie. Cette existence qui  fait intérieurement hurler d’effroi, qui glace le sang, qui fige à jamais.

C’est tout simplement horrible à vivre et surtout à ressentir. Toutes ces émotions qui me reviennent en plein visage car dans toute mon enfance,  elles étaient si dures, si lourdes à voir et à porter que pour me protéger de leur sacrilège, je les avais oubliées loin en moi, comme remisées dans un grenier. Ne plus les voir, ni les  subir, encore moins les vivre car il m’était déjà trop difficile  d’exister sans ………….  alors comment faire avec ?

Presque ou quasiment tomber à terre, il m’ a fallu faire taire tout cette souffrance et c’est là que la médication entre en scène. Je ne mangeais, plus ni ne dormais, il fallait bien que cela cesse, que cela s’arrête pour que je continue malgré tout à vivre.

Alors, encore une fois pour faire rapide, quitte à y revenir plus tard, j’ai la certitude que la mémoire de mon corps et  le cœur de mon âme garderont toujours ces exactions quelque part et c’est ce quelque part qui fait toute la différence. Elles sont et seront toujours là mais je les ais changé de place. Je les mets dans un endroit qui devient au fil des ans plus sécure donc moins horrible à regarder  ……………….. comme si j’avais mis un gros pansement dessus ou un baume cicatrisant. Oui c’est assez compliqué à expliquer cet état d’être car ça se vit même si c’est parfois au prix d’y perdre définitivement son âme !



1 commentaire

  1. songesdunenuitandette 5 avril

    https://www.facebook.com/Intox-aux-M%C3%A9docs-1009081315834275/

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