Démarche de soins – Version Longue

RDV HOTEL DIEU
Album : RDV HOTEL DIEU

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Juin 2015, je n’en peux plus car depuis pas mal d’années mon sommeil s’est largement dégradé. Alors je décide de consulter pour un sevrage car j’ai de fortes pertes de mémoires qui m’handicapent lourdement. En un premier temps je consulte un spécialiste du Centre Hospitalier de ma région qui lui me dirige sur Paris car à la capitale, les centres du sommeil sont réputés efficaces.  Je choisis celui de l’Hôtel Dieu qui se trouve situé juste à côté de la  cathédrale Notre Dame.

Je crée un compte et me connecte donc au centre en ligne de prise de rendez-vous de l’hôtel Dieu ………. sur ce site que je vous joins en référence :

http://www.sommeil-vigilance.fr/contact/contact0.html

Je ne choisis  pas le médecin car les places sont chères et qu’il faut s’armer de patience pour enfin en dégoter une. Je le dis à mes deux filles, je leurs file mes identifiants de connexion et hop, hop hop le 04/01/2016 rendez-vous est pris dans ce Centre du Sommeil et de la Vigilance size près de la si belle cathédrale de ( pour moi) la plus belle ville du monde, Paris la magnifique !

J’ai donc attendu 6 mois avant de pouvoir rencontrer un médecin, et que ouiiiii, il faut être motivée et ce n’est que le début. Début Janvier je rencontre le Docteur Duforez, très sympathique tout comme son équipe et aux dires de mon intention de sevrage je reviens le 22 Janvier pour enregistrer mon sommeil toute une nuit. Cet examen s’appelle une polysomnographie.  Sont alors scrupuleusement enregistrés  votre pouls, votre respiration, la manière dont vous dormez (coté droit, gauche, ventre , dos), aussi  si vous vous levez et le temps que dure tout ce que vous faites. Vous êtes filmé et il n’y a plus de secret pour le médecin qui lira et verra la vidéo de votre sommeil. Bien sur vous êtes bardé d’électrodes et d’appareils qui enregistrent donc chacun de vos faits et gestes. Ah c’est sûr que ce n’est pas du tout sexy mais vous n’êtes pas là pour ça non plus !!! ( Cf -> album au début de cet article)

Je suis pourtant une grande angoissée devant l’éternel mais une fois entrée et brillamment prise en charge par une élève infirmière je n’étais plus du tout anxieuse de cette nuit branchée comme un robot qui part en voyage stellaire. Après avoir passé un coup de fil,  j’ai un peu de mal à m’endormir et comme il est déjà minuit je sombre pour à peine deux heures avec  mes inconditionnels compagnons que sont mes médocs habituels. Comme toutes les nuits je me réveille régulièrement et je peste  contre les lunettes à oxygène qui placées dans mes narines me gênent outrageusement. Aussi plusieurs fois, je les enlève et les remets et ça repart pour un tour de veille, sommeil et caetera !

Au milieu de la nuit, levé toilettes habituel et réveil sous les coups de 6h30. A 7h je suis débranchée et à 8, dehors je respire la température hivernale de ce début d’année. Samedi matin,  Paris est au ralenti,  ça a aussi son charme.  Après un bon p’tit café « so expansive » ( bin wi on est pas en province  !!!) je rejoins la gare Montparnasse pour rentrer chez moi à 250 kms de la capitale.

Le 21 mars je dois revoir le Docteur Duforez. Il a fallut tout ce temps pour extraire mon dossier de la pile où il a dû être placé et en lire le résultat. Le médecin me dit qu’effectivement, je n’ai aucun repos ni physique , ni intellectuel et encore moins psychologique vu que je n’ai pas de sommeil profond, ça me rassure de savoir que l’enregistrement signale cette immense fatigue éternelle qui me taraude depuis tant de temps. Je passe rapide sur ce point difficile de la fatigue chronique car je suis certaine d’y revenir à un autre moment donné. Donc ça c’est pour les moins. Autrement pas d’apnée du sommeil, pas de somnambulisme, pas de notion de jambes agitées (pourtant qu’est-ce que je sursaute certaines nuits où je dors si mal). Je précise que la nuit à l’Hôtel Dieu a été clémente, mes horribles et si pénibles  cauchemars habituels n’ont pas trop déstabilisé ma nuit comme ils savent si bien le faire habituellement en me donnant l’impression qu’au réveil je suis devenue une folle dingue juste bonne à interner.

Cet enregistrement n’est donc pas révélateur de l’essentiel de mes nuits complètement déstructurantes. Donc rendez-vous simple, le Dr Duforez me demande d’aller en consultation avec l’un de ses confrères qui notamment travaille dans mon département de résidence. Son cabinet médical se situe à 49 kms de chez moi et je m’y rend un samedi à 8h du matin après avoir traversé moult petites routes de campagne  aussi charmantes qu’embuées de brouillard annonciateur d’une belle journée ensoleillée.

Ce nouveau médecin qui est lui aussi un spécialiste du sommeil travaille à la fois comme généraliste dans un petit village perdu et comme spécialiste au CHU de la Salpêtrière. De suite, il dénote en deux temps , trois mouvements,  ma personnalité vive, active (trop pense t-il si fort que je crois l’entendre) associé à une état émotionnel signifiant  et très angoissé.

En entendant le rapide résumé que je lui fais de mon histoire de vie (je vais à l’essentiel),  il comprend rapidement comment je fonctionne. Il  me demande de téléphoner à mon ophtalmo afin de savoir si la rétine de mes yeux peut supporter des séances de photothérapie (ou luminothérapie). Pendant 15 minutes par jour je dois porter une paire de lunettes spécifique  qui me redonnera  la lumière du jour qui manque à mon déséquilibre de vielle-sommeil. Ensuite il change complètement mon traitement en diminuant le comprimé de benzodiazépime et en ajoutant un autre dont il serait  plus facile de s’en défaire ensuite  et en complément une  prescription de  mélatonine ?????????????? ……………….  tu prends un médoc dont tu veux te débarrasser et on t’en prescrit un autre dont ensuite tu devras aussi de défaire ???

Je ne tique pas et je note tout ce qu’il me dit sur une feuille par peur d’en oublier. Il ajoute qu’une à deux fois par mois je devrais aller à la Salpêtrière pour effectuer du bio feed back,  technique de relaxation guidée par de  la technologie visuelle.  L’objectif est d’arriver à faire baisser et le rythme cardiaque,  et la vitalité de la respiration qui augmente en face d’éveil. Je dois apprendre à faire cela dans le cadre d’une hospitalisation de jour pour ensuite savoir le reproduire chez moi quand je suis  face à soi même en  prise aux agitations de mes angoisses… « Ok docteur et ensuite ».

Et bien je serais aussi vu par Me Truc et Me Machin pour évaluer mon état émotionnel des années passées  jusqu’à celui de maintenant et selon le résultat, le médecin pourra adopter une autre ligne du traitement. Malgré mes questions insistantes, quitte à se répéter,  le doc  ne m’en dit pas plus. Juste il ajoute « et puis ne vous inquiétez pas, si ce que je vous dis de faire n’a pas le résultat escompté, (70% de réussite au bio-feedback),  il existe des tas de techniques donc  avec mon équipe j’en trouverais bien quelques unes pour vous ». Bien Docteur, Ok Docteur, Au revoir Docteur et à bientôt à la Salpêt !!!!!!!!!!!!!!

Tout va vite et en même temps ça va trop lentement. Je sors angoissée de cet entretien car je croyais que …. Comment dire ….. que  je crois au miracle ….. et bien presque car en fait je trouve qu’on tâtonne plus qu’autre chose et que ce n’est pas assez efficace. Ça me donne l’impression qu’on me met une dose de sel, une de poivre , un peu de cumin et de sarriette et si ça va pas on remplacera par du persil et de la ciboulette !!!!!!!!!!!!!

J’avoue que c’est déroutant. Quand on consulte comme ça on aimerait de suite avoir un résultat immédiat mais il faut persévérer, suivre à la lettre ce que le médecin ordonne et ne pas perdre l’espoir qui nous anime. Non, franchement ce n’est pas simple, d’autant que  le matin, après ma nuit où j’ai pris le nouveau traitement donc dès le levé,  j’arrive à peine à émerger. Je suis dans un complet brouillard, comme noyée dans du coton, bref une loque ambulante. Je ne peux pas appeler ce médecin car nous somme un dimanche. Alors au vu de mon état, je réduis de moi-même le nouveau médoc et je fais au mieux. Mais car y’a toujours un « mais » quelque part, mes angoisses qui m’enquiquinent à longueur de journées reviennent encore plus m’houspiller et mon corps ne veut plus de moi;  je ne le ressens  pas du tout comme à l’habitude. J’ai la mauvaise impression d’être deux personnes. Une qui agit et l’autre qui subit. Une qui pense trop et l’autre qui en n’en peut déjà plus. Une qui veut avancer et l’autre qui de peurs accumulées,  freine des quatre fers. Je dois une  fière chandelle à mon ami qui me supporte agréablement lors de ces difficiles moments et qui de part sa présence aimante atténue mon état anxieux,  voir assez déprimé. Je m’étais bien dit que le sevrage ne serait pas aisé mais je ne pensais pas devoir renouer avec des angoisses si insupportables.

Voilà où j’en suis en ces premiers jours  d’Avril et je trouve que c’est long, que ce chemin est tortueux  car mes vielles angoisses tels de vieux démons viennent encore plus me hanter la nuit (et parfois le jour). C’est comme si je me reconnectais à une partie de ma vie qui fut si compliqué à vivre. Peut être faut-il que j’en passe par là pour tout exorciser afin de faire table rase du passé et de ses conséquences néfastes sur ma santé ???



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