Démarche de Soins – Version Courte

 

Juin 2015,  je n’en peux plus car depuis pas mal d’années mon sommeil s’est largement dégradé.  Alors je décide de consulter pour un sevrage car j’ai de fortes pertes de mémoires qui m’handicapent lourdement. En un premier temps je consulte un spécialiste du Centre Hospitalier de ma région qui lui me dirige sur Paris car à la capitale, les centres du sommeil sont réputés efficaces.  Je choisis celui de l’Hôtel Dieu qui se trouve situé juste à côté de la  cathédrale Notre Dame.

Sur le site du sommeil et de la vigilance de  l’Hôtel Dieu, je crée un compte et j’obtiens enfin  rendez-vous le 4 Janvier 2016. Suite à ce rendez-vous, je suis convoquée le 22  Janvier 2016 pour faire un enregistrement de mon sommeil aussi dénommé polysomnographie.

 http://www.sommeil-vigilance.fr/contact/contact0.html

 Je ne revois le spécialiste que le 21 Mars car beaucoup de dossiers sont en attente d’interprétation. Le temps me paraît extrêmement long car maintenant que ma décision de me désintoxiquer est prise, j’aimerais que tout aille rapidement. Hors je vais vite me rendre compte que c’est loin d’être le cas. Le 21 Mars l’examen révèle que je dors très mal car je ne récupère jamais. Aucune récupération physique ni intellectuelle et encore moins psychologique vu que je n’ai pas de sommeil profond. Ceci étant, cela me rassure de savoir que l’enregistrement signale cette immense fatigue éternelle qui me taraude depuis tant d’années.

Puis le spécialiste me dirige vers un médecin de mon département qui travaille en même temps au CHU de la Salpêtrière. Ce dernier change mon traitement et je me retrouve complètement à l’ouest car le nouveau traitement me sonne terriblement.

 Devant mon état d’escargot en déguisement loque humaine et dans l’urgence, je modifie seule ce traitement car ça tombe sur un weekend. Puis je rectifie le tir dans la semaine suivante. Après il est prévu que je doive consulter 1 à 2 fois par mois au CHU de la  Salpêtrière pour faire du bio-feed-back et apprendre à me relaxer avec une technologie visuelle adaptée. Je dois aussi faire 15 minutes de luminothérapie avec des lunettes spéciales et  aussi être vue par d’autres médecins  de l’équipe sommeil de la Salpêtrière. Dans un  premier temps sera évaluer mon émotivité passée et actuelle afin de régler de manière cognitive ma trop grande anxiété.

Voilà où j’en suis en ce début du mois d’avril et je trouve que c’est long, que ce chemin est difficile car mes vielles angoisses tels de vieux démons viennent encore plus me hanter la nuit (et parfois le jour). C’est comme si je me reconnectais à une partie de ma vie qui fut si difficile à vivre. Peut être faut-il que j’en passe par là pour tout exorciser afin de faire table rase du passé et de ses conséquences néfastes sur ma santé ???



Un Début d’Explication !

 

Comment expliquer ce long chemin qui m’a mené à prendre la décision d’arrêter tout traitement (un anxiolytique classe des Benzodiazépine et un somnifère classe  des Lormétazépam). Décision que j’espère franchement irrévocable.

En grand résumé, à l’âge de 16 ans et demi j’ai fait une grave dépression réactionnelle à une enfance que je classifie de barbare car orchestrée par deux parents toxiques parce qu’ils n’ont jamais su grandir, qu’ils n’ont jamais été de vrais adultes. Ils sont restés comme cristallisés, englués à des moments charnières de leur enfance et comme ils n’ont pas su s’extraire cet état d’être en devenir ils sont restés paralysés d’eux-mêmes.

Bien sûr, tous deux avaient leurs raisons, chacun à leur manière, bien sûr  ils étaient névrosés car avaient eux même subi des perturbations importantes dans leur vie. Ça n’ajoute rien  et qui plus est ça ne les dédouane certainement  pas de leurs faits et gestes à mon égard mais il faut savoir pardonner et j’ai réussi de leur vivant à faire ce travail si compliqué, si exténuant voire si déroutant. Donc ça n’a pas été simple et facile à faire mais je suis fière d’y être arrivé après avoir presque sorti toute ma colère, toute ma haine engrangée et tous ces litres de larmes qui ont noyé mes yeux embués de souffrance ………….….. souffrance à vomir ………….….. souffrance à ne plus savoir qui être, quoi être,  qui et comment devenir, advenir ………….…..  pour à l’époque me  frayer un chemin pour mon à venir , vers  mon avenir ?

Aussi , je pense fortement qu’à un moment donné j’ai été dans l’impasse dans laquelle eux-mêmes sont restés toute leur vie et ce qui m’a sauvé est d’avoir réussi par ma seule force et ma combativité  indéniable,  à avancer plus loin qu’eux sur ce difficile chemin de vie. Cette existence qui  fait intérieurement hurler d’effroi, qui glace le sang, qui fige à jamais.

C’est tout simplement horrible à vivre et surtout à ressentir. Toutes ces émotions qui me reviennent en plein visage car dans toute mon enfance,  elles étaient si dures, si lourdes à voir et à porter que pour me protéger de leur sacrilège, je les avais oubliées loin en moi, comme remisées dans un grenier. Ne plus les voir, ni les  subir, encore moins les vivre car il m’était déjà trop difficile  d’exister sans ………….  alors comment faire avec ?

Presque ou quasiment tomber à terre, il m’ a fallu faire taire tout cette souffrance et c’est là que la médication entre en scène. Je ne mangeais, plus ni ne dormais, il fallait bien que cela cesse, que cela s’arrête pour que je continue malgré tout à vivre.

Alors, encore une fois pour faire rapide, quitte à y revenir plus tard, j’ai la certitude que la mémoire de mon corps et  le cœur de mon âme garderont toujours ces exactions quelque part et c’est ce quelque part qui fait toute la différence. Elles sont et seront toujours là mais je les ais changé de place. Je les mets dans un endroit qui devient au fil des ans plus sécure donc moins horrible à regarder  ……………….. comme si j’avais mis un gros pansement dessus ou un baume cicatrisant. Oui c’est assez compliqué à expliquer cet état d’être car ça se vit même si c’est parfois au prix d’y perdre définitivement son âme !



Pourquoi Ce Titre ?

 

Depuis déjà 9 mois, le temps d’une gestation, j’ai pris une très grande décision, Elle est primordiale car ma santé en dépend. Longtemps se sont écoulées toutes ces années où elle m’a effleurée l’esprit, où elle m’a narguée aussi de son air mutin me disant

 » t’y'arriveras pas, t’es pas cap, tu tiendras jamais le coup »

Et j’en passe de ces petits pamphlets qu’à longueur de nuits elle savait si bien enrailler, distiller, jusqu’à énerver le supplément d’âme  qui heureusement me restait encore.

Puis un jour ou une nuit plutôt, jusqu’à l’écœurement car  n’en pouvant plus de supporter les conséquences que cela avait engramé en moi; ni une, ni deux, il est alors  venu clair à mon esprit que j’étais prêtre. Prête à me sortir  totalement de cet enfermement chimique auquel je suis toujours aussi addict à l’heure où j’écris ces mots.

Pour faire court car je reviendrais certainement sur cette longue période de ma vie, depuis 39 ans, pour dormir  je prends des médicaments ou autres barbituriques du genre . A ce jour ces drogues légales n’ont plus aucun effet pour me faire sombrer dans les bras de Morphée mais leur chimie est tellement imprégnée dans tout mon corps qu’un manque brutal risque de s’installer  si je les arrête tel un coup de tronçonneuse dans une branche insolente ou dangereuse.

D’où ce titre « Songe d’une nuit d’été » qui donne « Songes d’une Nuit (Ans) Dettée ». En dettes (donc ans dettes aussi)  de toutes ces innombrables années endettées par ces milliers de grammes  de médocs ingérés  dont les molécules chimiques gravitent encore et toujours dans mon sang. Ajoutez à ce cocktail explosif  des songes qui n’en sont pas puisqu’ils virent  en cauchemars dévastateurs plus qu’en rêves aux allures revigorantes et gaies. Mais aussi en dette de toutes ces années de galère pour réussir à me ressourcer naturellement la nuit. Ce qui à mon plus lointain souvenir,  ne m’est jamais arrivé !

Je vais donc vous conter mon chemin, ma voie, me nouvelle ligne de vie  disons celle que je choisis maintenant pour me sortir de cette machiavélique sphère infernale qui m’enferme et me cloue au pilori d’une addictologie bien réelle car si pernicieuse.



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