Je stagne …

 

Je ne sais si j’avance vraiment. Cet article a pour titre le fait de stagner. Comme si j’avançais vraiment très peu et à toute petite vitesse. J’ai déjà horreur que rien ne bouge, que rien ne se passe donc ça m’énerve vraiment. C’est comme si j’étais figée, posée là à attendre je ne sais quoi. Attendre un mouvement, un signe de mieux vivre, de mieux être ? Bref c’est horripilant car je ne me supporte pas d’être ainsi dépendante de mes angoisses, des mes doutes, de ma non volonté à faire mieux et à aller de l’avant.

Bien sûr même si j’ai beau observer que des changements s’opèrent en moi , j’ai du mal à supporter ce que cela suppose d’énergie pour qu’ils se mettent en place. De tout temps donc depuis mon enfance, j’ai posé ici et là des genres de matelas pour me protéger de toutes agressions extérieures mais aussi de mes peurs. J’ai donc navigué pas à pas en essayant un temps faire ce peu de me faire confiance et quand je sentais une résistance, un blocage, une impossibilité psychologique, je mettais en place une solution qui était pour moi gage de sécurité. Solution que je nomme ici par le mot de « matelas », un truc pour se faire moins mal car la vie n’est ni simple, ni facile à appréhender. Malheureusement en écrivant ce papier je n’ai pas d’exemple à donner mais j’essaierai de revenir pour mieux m’en expliquer !

Tout peut me paraître compliqué alors que si quelques temps plus tard, quelques mois,  je regarde l’événement marquant avec du recul, je le trouve dénué de complexité. Ceci étant quand je vis cet événement, il prend une dimension catastrophique. Mon émotionnel et mes angoisses amplifient tout. Je me monte des scénarios, je fomente des hypothèses qui au lieu de me rassurer ne font qu’accroître mon état. Même si je sais après coup je ne devais pas autant m’angoisser, cela ne me vaccine pas pour l’instant d’après qui se passe et auquel je dois faire face.  Aussi, j’ai beau me dire que j’aggrave mon cas, que ce n’est pas si compliqué que cela,  je n’y arrive pas  à être bien dans ces moments d’angoisses importantes et je fais tout dans la souffrance et la douleur. Douleur que je ressens très violente et très agressive à la limite de la supprimer  je ne sais comment ??? Douleur d’exister, douleur de vivre, peur d’être un fardeau pour mon entourage, peur que ça se voit. Je passe un temps fou à cacher mon état, à le dissimuler, à faire comme si TOUT était simple et facile, hors ce n’est pas le cas. 

Aller acheter une bricole est compliquée, me rendre à un rendez-vous s’avère être une aventure dangereuse, même aller dans un endroit pour me faire plaisir n’est pas aisé. Je ne me reconnais plus, je sais à peine qui je suis, tout change et tout n’a plus la même dimension qu’avant. Tous ces parages en guise de matelas que j’ai structuré dans ma pensée et mis en place dans ma vie, volent en éclats donc  plus rien ne me rassure. Je suis de plus en plus difficile à calmer et j’ai la nette impression que je pars en lambeau comme si je me disloquais et que je n’étais plus la même. Mon ami est heureusement là comme un rempart rassurant, il me protège de moi même mais je sais fort bien que je lui demande beaucoup dans ces tranches  de vie si difficiles à être.

Cet état d’être est extrêmement déstabilisant à vivre et je ne sais plus par quel bout je dois me prendre en charge. J’aimerais tant que tout soit simple, que je ne sois pas en lutte constante contre une partie de moi même et que j’arrête une bonne fois pour toute à me stresser. J’espère qu’un jour j’y arriverais même si dans  mes plus noires pensées mon doute à trouver un état zen est très fort !

 



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