Angoisse généralisée …

 

Lundi dernier,  je suis allée voir mon nouveau médecin traitant et je lui ai fait part de mes angoisses si invalidantes au point où je peux rester longtemps alitée sans ne rien faire mise à part trop penser et que chaque chose que j’effectue représente l’action de gravir l’Himalaya, (enfin j’imagine la difficulté de cette ascension) !

Il m’a donc bien écoutée et a fini par me dire que si j’étais si mal c’est que je vivais en direct mes angoisses de toujours. Angoisses qui étaient jusqu’alors anesthésiées par le lexomil. Autant dire qu’en ces moments délirants, à l’intérieur de moi c’est le bazar le plus complet et qu’en même temps je me hais et  je m’insupporte totalement. Tout ceci accompagné d’un sentiment de honte face à mes incapacités de vivre simplement.

Le médecin m’a affirmé que j’ai une angoisse généralisée et qui avait certainement toujours existé. Il considère mon état  comme une maladie qui se traite par médicament et certainement à vie. Il m’a donc prescrit une gélule de Sertraline 50 mg,  anxiolytique de nouvelle génération et qui ne donne pas l’accoutumance et la dépendance  que produisent les benzodiazépines comme le lexomil.

J’avoue que quand j’ai compris ses dires, des larmes ont noyé mon visage. J’avais toujours essayé de me soigner à ma manière donc à la dure et j’avais l’impression d’avoir  agi au mieux de ce que je pouvais endurer. De fait mon médecin (que je ne connais que depuis Avril) s’est demandé pourquoi jamais aucun praticien n’avait pensé à me prescrire des traitements plus légers donc avec une dépendance relative ? Il a aussi ajouté qu’il me faudrait 3 semaines avec des angoisses majorées avant que ce nouveau médicament ne fasse effet. Il est vrai que depuis que je le prends je dors moins bien, je refais des cauchemars et ça tourne d’autant plus dans ma tête. En même temps, je pense qu’il suffit que je sache cette précision pour qu’elle se manifeste. Bien évidemment, c’est   certainement psychologique !

Que répondre à cela, c’est vrai qu’avant, quand j’allais chez le médecin, c’est pratiquement moi qui faisait mon ordonnance. Je lui disais ce qu’il me fallait et le docteur notait mes demandes sur ordonnance. Il faut dire aussi que tel un drogué, on est tellement accroché à notre traitement qu’il est très difficile d’entendre qu’on doit en prendre un autre. Qu’est ce qu’on peut être obtus, braqué, avec des visières tellement nos angoisses bousillent tout discernement?

Sachant que je dois absolument faire de la relaxation mais aussi être écoutée par un psy, je pensais que mon médecin me donnerait des noms de thérapeutes. Que nenni, c’est à moi de trouver ces derniers et de voir si ça colle ou pas. De même je lui ai demandé s’il existait des unités de soins spécialisées pour les personnes essayant de décrocher d’intox telle que la mienne mais non  il n’y a rien de fait dans ce sens. Je pensais à un genre de centre adapté pour y aller en journée complète ou en demi journée afin d’être occupé et de s’y rendre quand vraiment ça va très mal. Bref, histoire de ne pas ne rien faire dans sa journée, de manière aussi d’être  plus facilement occupé à bon escient, d’y être aussi écouté donc efficacement  pris en charge dans la difficulté de vivre et ce de manière adaptée, ludique donc thérapeutique aussi.

Quand on sait que la France arrive en tête de la consommation de tranquillisants, il reste à penser qu’il est plus aisé d’en prescrire que de s’en défaire !!! …………………………  Je n’ai pas le courage de mettre en place une telle structure mais je sais d’avance ce qu’il faudrait faire pour que les gens s’y sentent bien !



Je stagne …

 

Je ne sais si j’avance vraiment. Cet article a pour titre le fait de stagner. Comme si j’avançais vraiment très peu et à toute petite vitesse. J’ai déjà horreur que rien ne bouge, que rien ne se passe donc ça m’énerve vraiment. C’est comme si j’étais figée, posée là à attendre je ne sais quoi. Attendre un mouvement, un signe de mieux vivre, de mieux être ? Bref c’est horripilant car je ne me supporte pas d’être ainsi dépendante de mes angoisses, des mes doutes, de ma non volonté à faire mieux et à aller de l’avant.

Bien sûr même si j’ai beau observer que des changements s’opèrent en moi , j’ai du mal à supporter ce que cela suppose d’énergie pour qu’ils se mettent en place. De tout temps donc depuis mon enfance, j’ai posé ici et là des genres de matelas pour me protéger de toutes agressions extérieures mais aussi de mes peurs. J’ai donc navigué pas à pas en essayant un temps faire ce peu de me faire confiance et quand je sentais une résistance, un blocage, une impossibilité psychologique, je mettais en place une solution qui était pour moi gage de sécurité. Solution que je nomme ici par le mot de « matelas », un truc pour se faire moins mal car la vie n’est ni simple, ni facile à appréhender. Malheureusement en écrivant ce papier je n’ai pas d’exemple à donner mais j’essaierai de revenir pour mieux m’en expliquer !

Tout peut me paraître compliqué alors que si quelques temps plus tard, quelques mois,  je regarde l’événement marquant avec du recul, je le trouve dénué de complexité. Ceci étant quand je vis cet événement, il prend une dimension catastrophique. Mon émotionnel et mes angoisses amplifient tout. Je me monte des scénarios, je fomente des hypothèses qui au lieu de me rassurer ne font qu’accroître mon état. Même si je sais après coup je ne devais pas autant m’angoisser, cela ne me vaccine pas pour l’instant d’après qui se passe et auquel je dois faire face.  Aussi, j’ai beau me dire que j’aggrave mon cas, que ce n’est pas si compliqué que cela,  je n’y arrive pas  à être bien dans ces moments d’angoisses importantes et je fais tout dans la souffrance et la douleur. Douleur que je ressens très violente et très agressive à la limite de la supprimer  je ne sais comment ??? Douleur d’exister, douleur de vivre, peur d’être un fardeau pour mon entourage, peur que ça se voit. Je passe un temps fou à cacher mon état, à le dissimuler, à faire comme si TOUT était simple et facile, hors ce n’est pas le cas. 

Aller acheter une bricole est compliquée, me rendre à un rendez-vous s’avère être une aventure dangereuse, même aller dans un endroit pour me faire plaisir n’est pas aisé. Je ne me reconnais plus, je sais à peine qui je suis, tout change et tout n’a plus la même dimension qu’avant. Tous ces parages en guise de matelas que j’ai structuré dans ma pensée et mis en place dans ma vie, volent en éclats donc  plus rien ne me rassure. Je suis de plus en plus difficile à calmer et j’ai la nette impression que je pars en lambeau comme si je me disloquais et que je n’étais plus la même. Mon ami est heureusement là comme un rempart rassurant, il me protège de moi même mais je sais fort bien que je lui demande beaucoup dans ces tranches  de vie si difficiles à être.

Cet état d’être est extrêmement déstabilisant à vivre et je ne sais plus par quel bout je dois me prendre en charge. J’aimerais tant que tout soit simple, que je ne sois pas en lutte constante contre une partie de moi même et que j’arrête une bonne fois pour toute à me stresser. J’espère qu’un jour j’y arriverais même si dans  mes plus noires pensées mon doute à trouver un état zen est très fort !

 



Les jours passent …

 

Quand je suis en phase tristesse que je peux éventuellement considérer en phase de léger délire (je n’ose pas penser qu’il soit plus que « léger » ce délire) aussi en ces moments d’abattement, je me sens avoir été deux personnes qui luttent entre elles. Voire trois personnes dont une en devenir, une qui lutte pour avancer et l’autre personne qui ne veut pas du changement qui s’opère en moi et qui me retient en arrière comme si je devais m’accrocher au passé ou à ce qui n’est plus.

C’est bizarre que de dire cela car quand ça se passe je n’ai pas l’impression de cette lutte tellement je suis angoissée, compressée en moi-même, affolée pour un rien, montant dans les tours de mes pensées noires qui m’envahissent inexorablement. Rien ne me calme. J’essaie de respirer doucement, régulièrement mais c’est difficile. Mon corps sursaute jusqu’à parfois 2 fois par seconde et il m’est arrivé de faire des bonds de 10 cm. Aussi c’est dire combien j’en ressorts fatiguée, usée, au bout de moi-même, ayant beaucoup de mal à trouver le sommeil. Généralement les nuits qui suivent cet état je dors très mal et je fais des cauchemars.

A propos des cauchemars, avant de diminuer le Lexomil, j’en faisais toutes les nuits. J’étais tout aussi exténuée d’avoir un sommeil découpé toutes les 90 minutes et empli de rêves assez hallucinants. J’en ressortais là aussi dans un état difficile ayant de plus en plus de mal à être bien par manque de repos.

Est-ce le traitement homéopathique associé à ma désintox qui m’a permis d’assez rapidement obtenir  un sommeil moins découpé et cauchemardesque, je peux juste faire ce rapprochement ? Toujours est-il qu’effectivement je dors mieux avec moins de produit chimique dans le sang. Donc les nuits de délire, je ne sais comment je fais mais je ne me souviens plus d’avoir plongé dans le sommeil. A un moment donné de guerre lasse, je dois cesser de m’agiter physiquement et mentalement et je m’endors enfin !

Tous les matin je me lève parfois fatiguée, parfois pas mais avec aucune énergie. Et cet état de manque d’énergie a toujours existé chez moi. Je n’ai aucun ressort, si je ne travaille pas ou si je n’ai rien de spécialement prévu, je traînasse, au mieux je bouquine car j’adore ça.

Je me souviens quand mes enfants étaient d’âge scolaire, je me levais pour les préparer et les emmener à l’école et je me recouchais jusqu’à l’heure de la cantine du midi. Ma journée ne commençait qu’après. Il est à noter qu’à cette époque, je travaillais la nuit donc effectivement mon sommeil était aussi détérioré à cause de mon travail. Ceci étant dit, ayant repris de jour ensuite, ce fût pareil. Ajouter tout de même que si je dois comme ce fût le cas pas mal d’années, me lever à 5h pour aller bosser, je me lève facilement car j’ai une raison obligée de le faire. Ma journée est difficile et j’en sors exténuée mais j’y arrive. C’est aussi pour cette raison d’inversion de mes phases veille-sommeil que les lunettes de luminothérapie m’ont été prescrites. Je reviendrais certainement expliquer ces difficultés ressenties et vécues un autre jour.

Je deviens alors sensible à la lumière, aux bruits, je suis irascible, limite en mode agressive dans la voix, je ne supporte rien. Ma peau est infecte et pire qu’avant. C’est dire car j’ai toujours une peau très sensible à tout mais là ça dépasse tout entendement. Alors être comme ceci est-il du au sevrage ou plus accentué parce que je suis pratiquement ménopausée, je ne sais ?



Essai de rédaction sur Délire et Peurs Associées

 

Cette dernière nuit fût extrêmement difficile à vivre.
Environ tous les 7 à 10 jours je décompense sévèrement le fait que mon organisme s’habitue à ne plus avoir cette drogue médicamenteuse dans le sang.
Il est souvent spécifié que les personnes alcooliques peuvent faire un deliruim-tremens quand elles sont en manque d’alcool(s).

Moi, je ne sais pas sur quoi je délire mais c’est guère mieux.
Souvent je n’arrive pas à contrôler toutes les pensées néfastes qui m’assaillent certains soirs et il suffit alors d’une réflexion entendue, d’une vision de quelque chose qui m’est intolérable ou qui a un affect sur mon extrême sensibilité pour que je vire dans cauchemar conscient donc éveillé.

Je glisse alors dans des méandres scabreux qui m’emmènent loin vers mes peurs les plus redoutables.Il est alors encore plus difficile d’être calme et zen surtout aux débuts de la nuit qui agite mécaniquement son grand manteau noir.

Je suis alors en proie au découragement le plus infini. Me reste alors qu’une seule ligne à suivre, celle que je me fixe en essayant de ne pas sombrer de cette lutte presque inégale entre mon moi d’avant (moi, quand j’étais grave intoxiquée) et ce moi nouveau qui émerge avec difficulté (moi en cours de désintox) !



La Salpêtrière et compagnie – 1

 

Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de lire le début de ce blog où j’expliquais qu’une fois décidée à faire un sevrage médicamenteux j’ai en premier pris rendez-vous via internet à l’hôtel Dieu. Suite à ce RDV, six mois après, j’ai vu en consultation un spécialiste du sommeil et de la vigilance et un enregistrement de mon sommeil a été programmé. Suite à cet examen, le spécialiste m’a envoyé vers un autre qui est à la fois référant à la Salpêtrière et en même temps généraliste dans un village de mon département. Ce dernier m’a prescrit le port des lunettes de photothérapie et les 3 mg de mélatonine. Il m’a aussi indiqué comment commencer mon sevrage en diminuant le Lexomil pour progressivement le remplacer par l’Atarax.

Oh comme c’est facile inscrit comme cela sur le papier de l’ordonnance. Il suffit de réduire un médicament, d’à la fois en substituer un autre et le tour est joué. Sauf que mon organisme intoxiqué par cette chimie pernicieuse ne le voit pas sous cet angle. Il réagit avec violence et la valse infernale de mes angoisses augmente considérablement en me laissant (quasi en permanence) dans un état confus. C’est le tout ou rien avec des sensations exacerbées ou totalement absentes comme anesthésiées, une perception du monde et de mon entourage complètement déformée sans oublier ma vision ophtalmique qui s’altère. Bref c’est le bazar, le bordel à chaque instant de ma vie car je ne sais plus discerner ce qui est bon ou pas pour moi. Quand je suis allé en consultation(le spécialiste sommeil qui exerce à la Salpêtrière), m’a aussi laissé entendre que je devrais aller à Paris une fois par mois pour être vue par une équipe de psychologiques et qu’on me contacterait pour me donner rendez-vous. Cet équipe doit normalement pouvoir établir quel est mon état émotionnel qu’il soit celui du passé ou l’actuel. J’attendais donc beaucoup de ce support surtout en me voyant être aussi mal en point. Que nenni deux mois après donc début du moi de Mai, toujours aucun appel en ce sens et pourtant le médecin m’a bien précisé qu’il  avait donné consignes pour que je sois contacter en vue d’une hospitalisation de jour ???

Ne voyant rien venir au bout de deux mois, je me connecte donc sur internet et je cherche un numéro de  téléphone sur la salpêtrière. Après maint coups de fil (et toujours bien accueillie au bout du fil),  j’arrive à joindre le service concerné. Une infirmière vérifie que le spécialiste a bien prévu mon hospitalisation et elle me dit qu’elle me rappellera quand elle aura de la place car la place est chère dans ces services spécialisés et pas de créneau avant le mois de Septembre. Je lui ai brièvement expliqué ma situation avec ma difficulté émotionnelle qui chaque jour et chaque nuit est si dure à vivre. Elle avait une voie très douce et empathique, j’avoue que ça fait du bien. Quelques jours plus tard, elle me rappelle, j’y vais donc le 20 juillet pendant une journée et là je serais vue et entendue par différentes personnes.

Ouffffffff, enfin je dirais car même si au quotidien je suis soutenue par mon conjoint, ce n’est pas si simple que ça à gérer, surtout pour lui. Il est très patient, très doux et il ne me systématise pas si je suis infecte car je passe du coq à l’âne, je ne me souviens de rien et surtout je réagis au quart de tour sans réfléchir tout en ne faisant même pas attention à lui. Quand je me rends compte de mon état, je suis affolée de m’apercevoir de mon comportement et de ce que je lui  fais subir.

Heureusement que je suis à un âge où je n’ai plus d’enfants à m’occuper et que  je ne travaille pas en ce moment sinon j’aurais du mal à vraiment gérer mon quotidien. J’ai encore suffisamment de force morale ou de caractère pour que cela ne soit pas perceptible lors de mes différentes sorties sociales, amicales et familiales. J’arrive encore à rester enjouée, percutante donc ça va. Je n’aime pas ne pas être bien pour ceux que j’aime ou ceux que j’apprécie, j’espère donc qu’il en sera toujours ainsi et que mise à part ici sur ce blog rien ne transpirera de mon état. C’est un fer de lance pour moi que de rester intacte ou le plus possible et c’est ce qui m’a peut-être toujours sauvé.

Malgré un parcours de vie tout autant alambiqué que sinueux avec des phases de désarroi, de déprime voire de dépression très importantes, je n’ai jamais été hospitalisée car farouchement, ne voulant m’en sortir que mes propres moyens, j’étais donc contre toute forme d’hospitalisation de ce type. Mes soucis ont commencés quand j’ai eu 16 ans et j’en ai 40 ans de plus aujourd’hui. Le 20 juillet sera donc la première fois que j’entrerais dans un service de psychiatrie. J’avoue qu’à la réception de la convocation j’ai eu comme un moment d’hébétude et de consternation en voyant que je serais hospitalisée dans cette spécialité si particulière. Bien sur que j’ai vu des psy qui m’ont beaucoup aidé. J’ai aussi fait des stages de développement personnel et beaucoup lu pour m’améliorer. Les différents thérapeutes qui m’ont suivi tout comme les médecins généralistes ont tous dit que je m’en sortais bien, oui mais à quel prix. Actuellement et ce depuis plusieurs années, je n’ai aucun suivi psy.

Bref rendez-vous en juillet pour savoir ce qu’il sera dit de mon état émotionnel et du reste aussi car physiquement, il va de soi qu’on se délabre l’âge venant mais je le suis d’autant que psychologiquement le mal être fait des dégâts. Dégâts qui, je trouve ne se voient pas à l’œil nu mais je les ressens bien au fond de moi. Fatigue permanente, irritabilité, impatience, peau et muscles altérés et j’en passe car j’y reviendrais sur un autre post !



Les jours passent et …………… ?

DOULEUR

 

 Les jours passent et malgré tout se ressemblent. Le jour j’ai tout de même du mal à être pleine d’énergie ou je ne suis énergique que durant quelques heures.

Le médecin de la Salpêtrière me résume par cette phrase… « le probléme majeur est une anxiété avec labilité émotionnelle »… ce qui est vrai car je me balade avec des hauts et des bas dans la même journée. Énergie très basse le matin, mieux en après midi, pas mal aux environ de 15h, à la limite de m’endormir aux environs des 18h, puis résurgence de vitalité extrême en fin de journée jusqu’au soir même tard puisque mon état anxieux augmente systématiquement quand le jour décline. Donc inversion du système veille-sommeil. C’est sympa de le savoir et de le découvrir avec plus d’acuité encore depuis que médicalement le doigt à été posé dessus mais pour l’instant je n’avance pas. Je dirais même que je stagne si ce n’est que je recule …….. Je tiens à préciser que je n’ai jamais été classée de bipolaire pour autant. http://www.troubles-bipolaires.com/maladie-bipolaire/nature-des-troubles-bipolaires/

Moult fois, j’ai essayé d’occuper une journée type de différentes manières et quelque soit la façon que j’emploie, je ne dors pas mieux. Que je fasse du sport (rando ,natation ou balade moto voire grand ménage et ect ) que je travaille ou pas, que je sois dans une ambiance conviviale et festive ou non , ça ne change rien ………………….donc que faire ?

Il y a trois ans,  je suis partie en rando dans les Cévennes. Le Mont Aigoual  culmine à  1565 mètres, nous marchions environ 25 kms par jour avec un dénivelé de 800 à 900 mètres donc randonnée assez hard. Harassés de fatigue, à 23h nous étions couchés puis levés à 7h30/ 8h.

Cette année là je me suis aperçue trop tardivement qu’il manquait une ordonnance pour me procurer mes médocs anxiolytiques aux benzodiazépines. Je ne suis donc partie qu’avec le somnifère et à l’époque je prenais également un antihistaminique, médicament anti allergique mais qui induit une somnolence. Avec le manque accru des benzodiazépines, j’ai cru que j’allais devenir complètement timbrée car la nuit je ne dormais plus. A la place,  je faisais d’immenses bonds dans ma tente et évidemment  j’étais épuisée de fatigue. J’avais tout de même le cran de marcher en me disant que ça allait me faire du bien. En résumé quoi que je fasse, j’ai beau prendre ça par tous les sens je dors mal et il me faut l’accepter.

Je suis donc en phase d’acceptation de mon état de santé, de mon manque de sommeil et de la fatigue qui en découle et je fais au mieux pour ne pas culpabiliser et prendre cela comme une honte et un échec de ne pas savoir mieux me débrouiller avec me soucis.

 



L’homéopathie, aide ou pas ?

 

J’ai pris rendez-vous chez un médecin généraliste  mais aussi homéopathe. Bien au contraire, ce dernier n’a pas sous estimé  l’importance de ma démarche et m’a encouragée  vivement à la suivre  et à surtout prendre mon temps pour qu’elle aboutisse positivement ; il a vivement appuyé sur ce dernier point en spécifiant que maintenant que  je me prenais en main, il fallait tout mettre de mon côté et que le temps en était (est) un ingrédient majeur . J’ai donc un traitement  homéopathique plus des gélules d’acides aminées , le tout à prendre à différents moments dans la journée.

La base est toujours la même, diminuer l’anxiolytique  et augmenter l’antihistaminique qui est normalement prescrit en cas d’allergies mais qui pour mon cas pallie au déficit de l’anxiolytique auquel je suis si addict. Pour l’instant je conserve aussi le somnifère car chose en son temps. Le médecin homéopathe trouve que mon organisme réagit bien au fait de substituer un médicament par rapport à un autre. Tout le monde ne réagit pas aussi bien à ces changements de chimie pharmaceutique donc ça me sécurise.  Pour ne pas être vaseuse dans la journée,  ce n’est tout de même pas la panacée. Effectivement,  il n’est pas facile de diminuer physiquement et psychologiquement un tel traitement qui a été comme un compagnon de vie, une béquille, quelque chose qui comme un phare dans la nuit devait me donner quelques heures de répit.

Il est vrai que j’aimerais que tout aille vite, maintenant je suis très pressée de quitter ces drôles d’habits qui m’ont vêtue si longtemps. Autant il est simple de changer sa garde robe autant cela est moins aisé quand il s’agit d’émotions et d’angoisses mélangées.



Quand il faut donc y’a plus qu’à !

LE SAUT
Album : LE SAUT

1 image
Voir l'album

La confiance en soi est ce fil tendu sur lequel je chemine mais parfois elle me fait défaut et ça ne s’achète pas ni sur le net , ni en boutique, dommage !



Un soir sur la Terre !

IDE ROSE
Album : IDE ROSE

1 image
Voir l'album
  

 Déjà revêtue de son manteau bleu, la nuit a assez rapidement viré  le jour son ennemi puis nonchalamment elle a  envahi l’espace.

Tous les soirs elle arrive pas à pas. En été, elle peut être douce et charmante voir chaude comme la braise mais aussi froide et glaciale l’hiver quand le printemps tardif est assoiffé des rayons dardé du soleil .  Oui il fait nuit, ce n’est plus l’hiver donc pas encore le printemps et dans  ma tête monte un semblant de trucs pernicieux et sources qui m’emprisonnent chaque soir.

D’un côté, c’est comme si ma tête rétrécissait  car paralysée de peurs et d’un autre  augmentait de part les angoisses qui face au théâtre de la nuit prennent chacune place sur une chaise quasi non éjectable.

Dans la pièce d’à côté ronronne un film policier. Je n’ai cure de celui-ci car il ne me passionne pas. D’ailleurs pour sûr qu’un film me passionne, il faut vraiment qu’il soit bon. Le dernier en date est Avatar que j’ai vu il y a environ deux semaines. Et oui, je fais partie de ces gens qui ne sont pas au même rythme cinématographique que les autres et ne suivent pas forcément ce qui fait de l’audience. Pour Avatar j’avais une idée arrêtée car il est pourvu (entre autres)  d’images de synthèse et d’une certaine mise en scène de science fiction à laquelle je n’adhère que très mais vraiment très rarement. Il en va de même pour le silence des Agneaux et Stars Wars que je n’ai jamais vu ou que quelques minutes avec le p’tit robot qui dit ????? m’en rappelle plus de toutes façons de ce qu’il dit ?

J’ai l’impression de passer pour une attardée mentale quand j’avoue avec une mine déconfite que je n’ai pas vu certains films et à grand spectacle ou a fort budjet de réalisation, de production et d’entrées commerciales.

M’en fous … m’en fous de ne pas suivre la vindicte populaire tel un mouton de Panurge qui suit ses congénère bêtement car il ne ne sait où aller. M’en fous de tout ça car j’ai d’autres envies, d’autres buts comme lire, parler, composer des trucs et des machins qui font des choses pour mon quotidien et d’autres trucs et machins qui font d’autres choses dans ma tête  ……………… pourtant déjà encombrée de milliers de pensées.

Justement le soir et encore plus la nuit, ces pensées arrivent à maturation. Certaines se détachent et se fixent durablement comme si elles étaient scotchées et ne pouvaient plus se déloger de l’endroit génial qu’elles ont trouvé. Comment peuvent-elles choisir un tel emplacement si ma volonté ne veut pas qu’elles s’installent en moi. Et bien si, elle font leur lit pour quelques heures ; environ six heures quand je suis arrivée à éteindre la lumière pour ce qu’il s’appelle « dormir ».

 

Dormir ça veut dire quoi au juste ?

 

Se reposer, Récupérer, Oublier le jour,  Poser ses soucis, Faire le vide comme un reset  afin de  mieux repartir le lendemain.

Je n’ai cure de tout cela car je ne sais pas faire reset, plus faire peut être car je ne sais même plus si un jour j’ai su le faire ? En tous cas du plus loin de ma remembrance, je n’en ai pas le souvenir ???????????????????????

Seul me reste les souvenirs d’un état d’agitation, de pensées multiples qui profitent du silence de  la nuit pour encore mieux se répandre et me compresser. Je me sens si à l’étroit dans mon « moi-même ».

 Cela m’indispose et me fait peur en même temps. S’abandonner, se laisser aller dans le noir qui comme un vide me signifie qu’il ne fait pas bon y vivre longtemps. Alors je résiste car  même avec les plus bonnes intentions je n’arrive pas à me laisser aller . Pourtant j’y met du mien, je me mets au calme, je ne prends pratiquement jamais d’excitants, (seul un café noir le matin  …….  et encore), pas d’alcool sauf celui festif des soirées, pas de drogues illégales et je ne fume pas. Je fuis les films/séries agressives et violentes et les discussions dont les sujets pourraient fortement m’offenser ou me faire violence.

Malgré tout cela je reste éveillée et je pense à des milliers de choses que j’ai faite ou pas, que j’ai dites ou pas, qu’il ne faut pas que j’oublie de faire ou de dire aussi. Je pense à mon job et surtout à certaines collègues à la con qui m’énervent car jalouses , elles me mettent des bâtons dans les roues, c’est connu et très féminin ces satanées intentions d’emmerder sa voisine.

.Je pense parfois à mes enfants qui m’émerveilleront toujours même si tous trois  ont maintenant atteint  l’âge adulte. Je songe à mon chéri quand il n’est pas à mes côtés, à ce désir que j’ai de lui, au manque que j’en ressens et à tous les projets que nous allons fabriquer puis vivre complices  car complètement de concert ensemble.

Parfois je somnole en mettant la radio et à la faveur d’une pensée plus angoissante qu’une autre, je fais un bond dans mon lit et me voilà complètement réveillée. Je dois alors regorger de patience pour ne pas m’affoler. Ne pas me dire que je ne vais pas arriver à m’endormir. 

C’est ça le plus dur , arriver à m’abandonner et ça met du temps chaque soir pour ensuite vivre ce moment où tout est à refaire parce qu’une pensée ingrate et déstabilisante à encore saccager mon esprit en me réveillant puis en me tenant éveillée pour un temps qui peut aller de quinze minutes jusqu’à deux heures.

J’avoue que vivre cela est extrêmement  fatiguant et que c’est dans ces  moments là je me sens si fragile et si en proie au désespoir. Tout me semble alors impossible, injuste, inaccessible comme si mes efforts étaient réduits d’un coup, d’un seul à néant. Il me faut une force infinie pour ne pas hurler, ne pas pleurer, ne pas me laisser aller plus loin en moi. Souvent les tremblements commencent, mon corps s’agite de soubresauts que je dois absolument faire taire pour ne pas qu’ils évoluent en crise de tétanie.

C’est épuisant mais ces symptômes traduisent l’état de manque. C’est ainsi que mon corps exprime ce manque. En tous cas et il me faut absolument  accepter de supporter ces désagréments pour progresser vers mon but. Et ce but j’essaie de le visualiser pour faire corps avec lui, pour qu’il s’accroche à moi, qu’il m’adopte comme moi je le niche en mon sein !



BlaBla Girl le Blog |
Azzitrill400 |
Sarah Brossillon Astrologue... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Aujourd'hui, je dis ou...
| Drogblog
| Sophrologie 974