Rappel pour bien suivre sans lire le début !

 

MEDOC
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Rien n’est facile et surtout pas le fait de se désintoxiquer d’une telle pharmacopée. Rappel, pour l’instant à ce jour, j’ai réussi à ne plus prendre l’anxiolytique très connu. C’est ce médicament de couleur blanche présenté en barre, qui se coupe en quatre et qui peut fondre sous la langue…

http://www.doctissimo.fr/medicament-LEXOMIL.htm

Aidée du traitement homéopathique cela fait deux semaine que je ne le prend plus. A la place j’ai réussi à stabiliser à un comprimé l’autre anxiolytique qui lui a été substitué afin de certainement réduire au minimum mon état anxiogène. Ce dernier médicament contient de l’hydroxyzine dichlorhydrate. C’est à la fois un antihistaminique antiallergique et un anxiolytique (tranquillisant) …

 http://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-matara01-ATARAX.html

Je continue à prendre 2mg d’un somnifère. Dans quelques temps ou semaines je serrais amener à aussi me sevrer de ce comprimé … qui vivra verra car je n’en suis pas encore là !

http://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-onocta01-NOCTAMIDE.html

Ci-dessous, je vous détaille  le traitement homéopathique  mais il faut savoir que ce dernier étant prescrit selon chaque individu, il peut varier d’une personne à l’autre. Aussi je vous enjoins vivement à consultet un médecin homéopathe pour connaitre  les granules qui conviennent le mieux à votre organisme.

Matin

 

NUX VOMICA  15CH > 5 granules

SEPIA  9CH > 5 granules

GRANIONS L-TRYPTOPHANE 1 GELULE  (Le L-Tryptophane est un acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine)

http://www.granions.fr/granions-l-tryptophane.html

 

 

16 HEURES

 

IGNATIA AMARA 15 CH > 5 granules

 

SOIR

 

GRANIONS  L-TRYPTOPHANE 1 GELULE  (Le L-Tryptophane est un acide aminé essentiel précurseur de la sérotonine)

 http://www.granions.fr/granions-l-tryptophane.html

 

 COFFEA CRUDA 30CH > 5 granules

HYOSCYAMUS NIGER > 5 granules

RESCUE NUIT  en fleurs de Bach > suivre la posologie indiquée

 

http://rescue-fleursdebach.com/produits/rescue-nuits/?gclid=CjwKEAjwguu5BRDq8uSKhaKIzDkSJACQ7WJltTqxS7XiEfSwYk1ItgAlkps9q_lGcg3m2VFJq-kSmBoCFzzw_wcB

 

Le médecin homéopathe m’a demandé de choisir moi-même ces fleurs de Bach , c’est donc  avec mon intuition que je les ais trouvées.

J’ai aussi une gélule de mélatonine dosée à 3 milligrammes.  La mélatonine est normalement une hormone secrétée par le cerveau. Chez moi elle fait grand défaut. Je l’achète en pharmacie et elle provient d’un laboratoire parisien après commande du pharmacien. Je vous mets un lien URL pris au hasard sur le web.

http://www.eurovital.com/fr/product_detail.aspx?NAME=M%C3%89LATONINE-3mg-Se-Dissout-Rapidement-50-Comprim%C3%A9s-&PID=21525

 

En plus de tout ceci j’ai porté pendant tout le mois d’avril et jusqu’à début Mai,  une paire de lunettes de luminothérapie encore dénommée photothérapie qui permet de me donner la lumière solaire qui favorise la production d’hormones que mon cerveau ne fabrique plus assez ou pas en dosage suffisant à mon organisme.

http://www.solvital.fr/boutique/lunette-de-luminotherapie-luminette.php?gclid=CjwKEAjwguu5BRDq8uSKhaKIzDkSJACQ7WJlGJXB_IZ8bysgsQYPWfZcyoh9UAfzyugP1eEJZPVScBoCRFTw_wcB

Les jours de franc  soleil  radieux dès le matin je ne porte les porte pas. Pour plus d’explications sur cet objet, je vous renvoie à l’article du 25/04 .

http://songesdunenuitandette.unblog.fr/2016/04/25/lunettes-de-luminotherapie-ou-luminette/

 Mon traitement me coûte environ 50€ par mois entre les fleurs de Bach, les gélules de Granions L-TRYPTOPHANE et la mélatonine car l’homéopathie est remboursée par la sécurité sociale et ma mutuelle. Je n’aime guère prendre autant de choses à la fois mais pour une fois je prends ce traitement à la lettre afin de mettre toutes les chances de mon côté.

 



La Salpêtrière et compagnie – 1

 

Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de lire le début de ce blog où j’expliquais qu’une fois décidée à faire un sevrage médicamenteux j’ai en premier pris rendez-vous via internet à l’hôtel Dieu. Suite à ce RDV, six mois après, j’ai vu en consultation un spécialiste du sommeil et de la vigilance et un enregistrement de mon sommeil a été programmé. Suite à cet examen, le spécialiste m’a envoyé vers un autre qui est à la fois référant à la Salpêtrière et en même temps généraliste dans un village de mon département. Ce dernier m’a prescrit le port des lunettes de photothérapie et les 3 mg de mélatonine. Il m’a aussi indiqué comment commencer mon sevrage en diminuant le Lexomil pour progressivement le remplacer par l’Atarax.

Oh comme c’est facile inscrit comme cela sur le papier de l’ordonnance. Il suffit de réduire un médicament, d’à la fois en substituer un autre et le tour est joué. Sauf que mon organisme intoxiqué par cette chimie pernicieuse ne le voit pas sous cet angle. Il réagit avec violence et la valse infernale de mes angoisses augmente considérablement en me laissant (quasi en permanence) dans un état confus. C’est le tout ou rien avec des sensations exacerbées ou totalement absentes comme anesthésiées, une perception du monde et de mon entourage complètement déformée sans oublier ma vision ophtalmique qui s’altère. Bref c’est le bazar, le bordel à chaque instant de ma vie car je ne sais plus discerner ce qui est bon ou pas pour moi. Quand je suis allé en consultation(le spécialiste sommeil qui exerce à la Salpêtrière), m’a aussi laissé entendre que je devrais aller à Paris une fois par mois pour être vue par une équipe de psychologiques et qu’on me contacterait pour me donner rendez-vous. Cet équipe doit normalement pouvoir établir quel est mon état émotionnel qu’il soit celui du passé ou l’actuel. J’attendais donc beaucoup de ce support surtout en me voyant être aussi mal en point. Que nenni deux mois après donc début du moi de Mai, toujours aucun appel en ce sens et pourtant le médecin m’a bien précisé qu’il  avait donné consignes pour que je sois contacter en vue d’une hospitalisation de jour ???

Ne voyant rien venir au bout de deux mois, je me connecte donc sur internet et je cherche un numéro de  téléphone sur la salpêtrière. Après maint coups de fil (et toujours bien accueillie au bout du fil),  j’arrive à joindre le service concerné. Une infirmière vérifie que le spécialiste a bien prévu mon hospitalisation et elle me dit qu’elle me rappellera quand elle aura de la place car la place est chère dans ces services spécialisés et pas de créneau avant le mois de Septembre. Je lui ai brièvement expliqué ma situation avec ma difficulté émotionnelle qui chaque jour et chaque nuit est si dure à vivre. Elle avait une voie très douce et empathique, j’avoue que ça fait du bien. Quelques jours plus tard, elle me rappelle, j’y vais donc le 20 juillet pendant une journée et là je serais vue et entendue par différentes personnes.

Ouffffffff, enfin je dirais car même si au quotidien je suis soutenue par mon conjoint, ce n’est pas si simple que ça à gérer, surtout pour lui. Il est très patient, très doux et il ne me systématise pas si je suis infecte car je passe du coq à l’âne, je ne me souviens de rien et surtout je réagis au quart de tour sans réfléchir tout en ne faisant même pas attention à lui. Quand je me rends compte de mon état, je suis affolée de m’apercevoir de mon comportement et de ce que je lui  fais subir.

Heureusement que je suis à un âge où je n’ai plus d’enfants à m’occuper et que  je ne travaille pas en ce moment sinon j’aurais du mal à vraiment gérer mon quotidien. J’ai encore suffisamment de force morale ou de caractère pour que cela ne soit pas perceptible lors de mes différentes sorties sociales, amicales et familiales. J’arrive encore à rester enjouée, percutante donc ça va. Je n’aime pas ne pas être bien pour ceux que j’aime ou ceux que j’apprécie, j’espère donc qu’il en sera toujours ainsi et que mise à part ici sur ce blog rien ne transpirera de mon état. C’est un fer de lance pour moi que de rester intacte ou le plus possible et c’est ce qui m’a peut-être toujours sauvé.

Malgré un parcours de vie tout autant alambiqué que sinueux avec des phases de désarroi, de déprime voire de dépression très importantes, je n’ai jamais été hospitalisée car farouchement, ne voulant m’en sortir que mes propres moyens, j’étais donc contre toute forme d’hospitalisation de ce type. Mes soucis ont commencés quand j’ai eu 16 ans et j’en ai 40 ans de plus aujourd’hui. Le 20 juillet sera donc la première fois que j’entrerais dans un service de psychiatrie. J’avoue qu’à la réception de la convocation j’ai eu comme un moment d’hébétude et de consternation en voyant que je serais hospitalisée dans cette spécialité si particulière. Bien sur que j’ai vu des psy qui m’ont beaucoup aidé. J’ai aussi fait des stages de développement personnel et beaucoup lu pour m’améliorer. Les différents thérapeutes qui m’ont suivi tout comme les médecins généralistes ont tous dit que je m’en sortais bien, oui mais à quel prix. Actuellement et ce depuis plusieurs années, je n’ai aucun suivi psy.

Bref rendez-vous en juillet pour savoir ce qu’il sera dit de mon état émotionnel et du reste aussi car physiquement, il va de soi qu’on se délabre l’âge venant mais je le suis d’autant que psychologiquement le mal être fait des dégâts. Dégâts qui, je trouve ne se voient pas à l’œil nu mais je les ressens bien au fond de moi. Fatigue permanente, irritabilité, impatience, peau et muscles altérés et j’en passe car j’y reviendrais sur un autre post !



Les jours passent et …………… ?

DOULEUR

 

 Les jours passent et malgré tout se ressemblent. Le jour j’ai tout de même du mal à être pleine d’énergie ou je ne suis énergique que durant quelques heures.

Le médecin de la Salpêtrière me résume par cette phrase… « le probléme majeur est une anxiété avec labilité émotionnelle »… ce qui est vrai car je me balade avec des hauts et des bas dans la même journée. Énergie très basse le matin, mieux en après midi, pas mal aux environ de 15h, à la limite de m’endormir aux environs des 18h, puis résurgence de vitalité extrême en fin de journée jusqu’au soir même tard puisque mon état anxieux augmente systématiquement quand le jour décline. Donc inversion du système veille-sommeil. C’est sympa de le savoir et de le découvrir avec plus d’acuité encore depuis que médicalement le doigt à été posé dessus mais pour l’instant je n’avance pas. Je dirais même que je stagne si ce n’est que je recule …….. Je tiens à préciser que je n’ai jamais été classée de bipolaire pour autant. http://www.troubles-bipolaires.com/maladie-bipolaire/nature-des-troubles-bipolaires/

Moult fois, j’ai essayé d’occuper une journée type de différentes manières et quelque soit la façon que j’emploie, je ne dors pas mieux. Que je fasse du sport (rando ,natation ou balade moto voire grand ménage et ect ) que je travaille ou pas, que je sois dans une ambiance conviviale et festive ou non , ça ne change rien ………………….donc que faire ?

Il y a trois ans,  je suis partie en rando dans les Cévennes. Le Mont Aigoual  culmine à  1565 mètres, nous marchions environ 25 kms par jour avec un dénivelé de 800 à 900 mètres donc randonnée assez hard. Harassés de fatigue, à 23h nous étions couchés puis levés à 7h30/ 8h.

Cette année là je me suis aperçue trop tardivement qu’il manquait une ordonnance pour me procurer mes médocs anxiolytiques aux benzodiazépines. Je ne suis donc partie qu’avec le somnifère et à l’époque je prenais également un antihistaminique, médicament anti allergique mais qui induit une somnolence. Avec le manque accru des benzodiazépines, j’ai cru que j’allais devenir complètement timbrée car la nuit je ne dormais plus. A la place,  je faisais d’immenses bonds dans ma tente et évidemment  j’étais épuisée de fatigue. J’avais tout de même le cran de marcher en me disant que ça allait me faire du bien. En résumé quoi que je fasse, j’ai beau prendre ça par tous les sens je dors mal et il me faut l’accepter.

Je suis donc en phase d’acceptation de mon état de santé, de mon manque de sommeil et de la fatigue qui en découle et je fais au mieux pour ne pas culpabiliser et prendre cela comme une honte et un échec de ne pas savoir mieux me débrouiller avec me soucis.

 



L’homéopathie, aide ou pas ?

 

J’ai pris rendez-vous chez un médecin généraliste  mais aussi homéopathe. Bien au contraire, ce dernier n’a pas sous estimé  l’importance de ma démarche et m’a encouragée  vivement à la suivre  et à surtout prendre mon temps pour qu’elle aboutisse positivement ; il a vivement appuyé sur ce dernier point en spécifiant que maintenant que  je me prenais en main, il fallait tout mettre de mon côté et que le temps en était (est) un ingrédient majeur . J’ai donc un traitement  homéopathique plus des gélules d’acides aminées , le tout à prendre à différents moments dans la journée.

La base est toujours la même, diminuer l’anxiolytique  et augmenter l’antihistaminique qui est normalement prescrit en cas d’allergies mais qui pour mon cas pallie au déficit de l’anxiolytique auquel je suis si addict. Pour l’instant je conserve aussi le somnifère car chose en son temps. Le médecin homéopathe trouve que mon organisme réagit bien au fait de substituer un médicament par rapport à un autre. Tout le monde ne réagit pas aussi bien à ces changements de chimie pharmaceutique donc ça me sécurise.  Pour ne pas être vaseuse dans la journée,  ce n’est tout de même pas la panacée. Effectivement,  il n’est pas facile de diminuer physiquement et psychologiquement un tel traitement qui a été comme un compagnon de vie, une béquille, quelque chose qui comme un phare dans la nuit devait me donner quelques heures de répit.

Il est vrai que j’aimerais que tout aille vite, maintenant je suis très pressée de quitter ces drôles d’habits qui m’ont vêtue si longtemps. Autant il est simple de changer sa garde robe autant cela est moins aisé quand il s’agit d’émotions et d’angoisses mélangées.



Un soir sur la Terre !

IDE ROSE
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 Déjà revêtue de son manteau bleu, la nuit a assez rapidement viré  le jour son ennemi puis nonchalamment elle a  envahi l’espace.

Tous les soirs elle arrive pas à pas. En été, elle peut être douce et charmante voir chaude comme la braise mais aussi froide et glaciale l’hiver quand le printemps tardif est assoiffé des rayons dardé du soleil .  Oui il fait nuit, ce n’est plus l’hiver donc pas encore le printemps et dans  ma tête monte un semblant de trucs pernicieux et sources qui m’emprisonnent chaque soir.

D’un côté, c’est comme si ma tête rétrécissait  car paralysée de peurs et d’un autre  augmentait de part les angoisses qui face au théâtre de la nuit prennent chacune place sur une chaise quasi non éjectable.

Dans la pièce d’à côté ronronne un film policier. Je n’ai cure de celui-ci car il ne me passionne pas. D’ailleurs pour sûr qu’un film me passionne, il faut vraiment qu’il soit bon. Le dernier en date est Avatar que j’ai vu il y a environ deux semaines. Et oui, je fais partie de ces gens qui ne sont pas au même rythme cinématographique que les autres et ne suivent pas forcément ce qui fait de l’audience. Pour Avatar j’avais une idée arrêtée car il est pourvu (entre autres)  d’images de synthèse et d’une certaine mise en scène de science fiction à laquelle je n’adhère que très mais vraiment très rarement. Il en va de même pour le silence des Agneaux et Stars Wars que je n’ai jamais vu ou que quelques minutes avec le p’tit robot qui dit ????? m’en rappelle plus de toutes façons de ce qu’il dit ?

J’ai l’impression de passer pour une attardée mentale quand j’avoue avec une mine déconfite que je n’ai pas vu certains films et à grand spectacle ou a fort budjet de réalisation, de production et d’entrées commerciales.

M’en fous … m’en fous de ne pas suivre la vindicte populaire tel un mouton de Panurge qui suit ses congénère bêtement car il ne ne sait où aller. M’en fous de tout ça car j’ai d’autres envies, d’autres buts comme lire, parler, composer des trucs et des machins qui font des choses pour mon quotidien et d’autres trucs et machins qui font d’autres choses dans ma tête  ……………… pourtant déjà encombrée de milliers de pensées.

Justement le soir et encore plus la nuit, ces pensées arrivent à maturation. Certaines se détachent et se fixent durablement comme si elles étaient scotchées et ne pouvaient plus se déloger de l’endroit génial qu’elles ont trouvé. Comment peuvent-elles choisir un tel emplacement si ma volonté ne veut pas qu’elles s’installent en moi. Et bien si, elle font leur lit pour quelques heures ; environ six heures quand je suis arrivée à éteindre la lumière pour ce qu’il s’appelle « dormir ».

 

Dormir ça veut dire quoi au juste ?

 

Se reposer, Récupérer, Oublier le jour,  Poser ses soucis, Faire le vide comme un reset  afin de  mieux repartir le lendemain.

Je n’ai cure de tout cela car je ne sais pas faire reset, plus faire peut être car je ne sais même plus si un jour j’ai su le faire ? En tous cas du plus loin de ma remembrance, je n’en ai pas le souvenir ???????????????????????

Seul me reste les souvenirs d’un état d’agitation, de pensées multiples qui profitent du silence de  la nuit pour encore mieux se répandre et me compresser. Je me sens si à l’étroit dans mon « moi-même ».

 Cela m’indispose et me fait peur en même temps. S’abandonner, se laisser aller dans le noir qui comme un vide me signifie qu’il ne fait pas bon y vivre longtemps. Alors je résiste car  même avec les plus bonnes intentions je n’arrive pas à me laisser aller . Pourtant j’y met du mien, je me mets au calme, je ne prends pratiquement jamais d’excitants, (seul un café noir le matin  …….  et encore), pas d’alcool sauf celui festif des soirées, pas de drogues illégales et je ne fume pas. Je fuis les films/séries agressives et violentes et les discussions dont les sujets pourraient fortement m’offenser ou me faire violence.

Malgré tout cela je reste éveillée et je pense à des milliers de choses que j’ai faite ou pas, que j’ai dites ou pas, qu’il ne faut pas que j’oublie de faire ou de dire aussi. Je pense à mon job et surtout à certaines collègues à la con qui m’énervent car jalouses , elles me mettent des bâtons dans les roues, c’est connu et très féminin ces satanées intentions d’emmerder sa voisine.

.Je pense parfois à mes enfants qui m’émerveilleront toujours même si tous trois  ont maintenant atteint  l’âge adulte. Je songe à mon chéri quand il n’est pas à mes côtés, à ce désir que j’ai de lui, au manque que j’en ressens et à tous les projets que nous allons fabriquer puis vivre complices  car complètement de concert ensemble.

Parfois je somnole en mettant la radio et à la faveur d’une pensée plus angoissante qu’une autre, je fais un bond dans mon lit et me voilà complètement réveillée. Je dois alors regorger de patience pour ne pas m’affoler. Ne pas me dire que je ne vais pas arriver à m’endormir. 

C’est ça le plus dur , arriver à m’abandonner et ça met du temps chaque soir pour ensuite vivre ce moment où tout est à refaire parce qu’une pensée ingrate et déstabilisante à encore saccager mon esprit en me réveillant puis en me tenant éveillée pour un temps qui peut aller de quinze minutes jusqu’à deux heures.

J’avoue que vivre cela est extrêmement  fatiguant et que c’est dans ces  moments là je me sens si fragile et si en proie au désespoir. Tout me semble alors impossible, injuste, inaccessible comme si mes efforts étaient réduits d’un coup, d’un seul à néant. Il me faut une force infinie pour ne pas hurler, ne pas pleurer, ne pas me laisser aller plus loin en moi. Souvent les tremblements commencent, mon corps s’agite de soubresauts que je dois absolument faire taire pour ne pas qu’ils évoluent en crise de tétanie.

C’est épuisant mais ces symptômes traduisent l’état de manque. C’est ainsi que mon corps exprime ce manque. En tous cas et il me faut absolument  accepter de supporter ces désagréments pour progresser vers mon but. Et ce but j’essaie de le visualiser pour faire corps avec lui, pour qu’il s’accroche à moi, qu’il m’adopte comme moi je le niche en mon sein !



Démarche de soins – Version Longue

RDV HOTEL DIEU
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Juin 2015, je n’en peux plus car depuis pas mal d’années mon sommeil s’est largement dégradé. Alors je décide de consulter pour un sevrage car j’ai de fortes pertes de mémoires qui m’handicapent lourdement. En un premier temps je consulte un spécialiste du Centre Hospitalier de ma région qui lui me dirige sur Paris car à la capitale, les centres du sommeil sont réputés efficaces.  Je choisis celui de l’Hôtel Dieu qui se trouve situé juste à côté de la  cathédrale Notre Dame.

Je crée un compte et me connecte donc au centre en ligne de prise de rendez-vous de l’hôtel Dieu ………. sur ce site que je vous joins en référence :

http://www.sommeil-vigilance.fr/contact/contact0.html

Je ne choisis  pas le médecin car les places sont chères et qu’il faut s’armer de patience pour enfin en dégoter une. Je le dis à mes deux filles, je leurs file mes identifiants de connexion et hop, hop hop le 04/01/2016 rendez-vous est pris dans ce Centre du Sommeil et de la Vigilance size près de la si belle cathédrale de ( pour moi) la plus belle ville du monde, Paris la magnifique !

J’ai donc attendu 6 mois avant de pouvoir rencontrer un médecin, et que ouiiiii, il faut être motivée et ce n’est que le début. Début Janvier je rencontre le Docteur Duforez, très sympathique tout comme son équipe et aux dires de mon intention de sevrage je reviens le 22 Janvier pour enregistrer mon sommeil toute une nuit. Cet examen s’appelle une polysomnographie.  Sont alors scrupuleusement enregistrés  votre pouls, votre respiration, la manière dont vous dormez (coté droit, gauche, ventre , dos), aussi  si vous vous levez et le temps que dure tout ce que vous faites. Vous êtes filmé et il n’y a plus de secret pour le médecin qui lira et verra la vidéo de votre sommeil. Bien sur vous êtes bardé d’électrodes et d’appareils qui enregistrent donc chacun de vos faits et gestes. Ah c’est sûr que ce n’est pas du tout sexy mais vous n’êtes pas là pour ça non plus !!! ( Cf -> album au début de cet article)

Je suis pourtant une grande angoissée devant l’éternel mais une fois entrée et brillamment prise en charge par une élève infirmière je n’étais plus du tout anxieuse de cette nuit branchée comme un robot qui part en voyage stellaire. Après avoir passé un coup de fil,  j’ai un peu de mal à m’endormir et comme il est déjà minuit je sombre pour à peine deux heures avec  mes inconditionnels compagnons que sont mes médocs habituels. Comme toutes les nuits je me réveille régulièrement et je peste  contre les lunettes à oxygène qui placées dans mes narines me gênent outrageusement. Aussi plusieurs fois, je les enlève et les remets et ça repart pour un tour de veille, sommeil et caetera !

Au milieu de la nuit, levé toilettes habituel et réveil sous les coups de 6h30. A 7h je suis débranchée et à 8, dehors je respire la température hivernale de ce début d’année. Samedi matin,  Paris est au ralenti,  ça a aussi son charme.  Après un bon p’tit café « so expansive » ( bin wi on est pas en province  !!!) je rejoins la gare Montparnasse pour rentrer chez moi à 250 kms de la capitale.

Le 21 mars je dois revoir le Docteur Duforez. Il a fallut tout ce temps pour extraire mon dossier de la pile où il a dû être placé et en lire le résultat. Le médecin me dit qu’effectivement, je n’ai aucun repos ni physique , ni intellectuel et encore moins psychologique vu que je n’ai pas de sommeil profond, ça me rassure de savoir que l’enregistrement signale cette immense fatigue éternelle qui me taraude depuis tant de temps. Je passe rapide sur ce point difficile de la fatigue chronique car je suis certaine d’y revenir à un autre moment donné. Donc ça c’est pour les moins. Autrement pas d’apnée du sommeil, pas de somnambulisme, pas de notion de jambes agitées (pourtant qu’est-ce que je sursaute certaines nuits où je dors si mal). Je précise que la nuit à l’Hôtel Dieu a été clémente, mes horribles et si pénibles  cauchemars habituels n’ont pas trop déstabilisé ma nuit comme ils savent si bien le faire habituellement en me donnant l’impression qu’au réveil je suis devenue une folle dingue juste bonne à interner.

Cet enregistrement n’est donc pas révélateur de l’essentiel de mes nuits complètement déstructurantes. Donc rendez-vous simple, le Dr Duforez me demande d’aller en consultation avec l’un de ses confrères qui notamment travaille dans mon département de résidence. Son cabinet médical se situe à 49 kms de chez moi et je m’y rend un samedi à 8h du matin après avoir traversé moult petites routes de campagne  aussi charmantes qu’embuées de brouillard annonciateur d’une belle journée ensoleillée.

Ce nouveau médecin qui est lui aussi un spécialiste du sommeil travaille à la fois comme généraliste dans un petit village perdu et comme spécialiste au CHU de la Salpêtrière. De suite, il dénote en deux temps , trois mouvements,  ma personnalité vive, active (trop pense t-il si fort que je crois l’entendre) associé à une état émotionnel signifiant  et très angoissé.

En entendant le rapide résumé que je lui fais de mon histoire de vie (je vais à l’essentiel),  il comprend rapidement comment je fonctionne. Il  me demande de téléphoner à mon ophtalmo afin de savoir si la rétine de mes yeux peut supporter des séances de photothérapie (ou luminothérapie). Pendant 15 minutes par jour je dois porter une paire de lunettes spécifique  qui me redonnera  la lumière du jour qui manque à mon déséquilibre de vielle-sommeil. Ensuite il change complètement mon traitement en diminuant le comprimé de benzodiazépime et en ajoutant un autre dont il serait  plus facile de s’en défaire ensuite  et en complément une  prescription de  mélatonine ?????????????? ……………….  tu prends un médoc dont tu veux te débarrasser et on t’en prescrit un autre dont ensuite tu devras aussi de défaire ???

Je ne tique pas et je note tout ce qu’il me dit sur une feuille par peur d’en oublier. Il ajoute qu’une à deux fois par mois je devrais aller à la Salpêtrière pour effectuer du bio feed back,  technique de relaxation guidée par de  la technologie visuelle.  L’objectif est d’arriver à faire baisser et le rythme cardiaque,  et la vitalité de la respiration qui augmente en face d’éveil. Je dois apprendre à faire cela dans le cadre d’une hospitalisation de jour pour ensuite savoir le reproduire chez moi quand je suis  face à soi même en  prise aux agitations de mes angoisses… « Ok docteur et ensuite ».

Et bien je serais aussi vu par Me Truc et Me Machin pour évaluer mon état émotionnel des années passées  jusqu’à celui de maintenant et selon le résultat, le médecin pourra adopter une autre ligne du traitement. Malgré mes questions insistantes, quitte à se répéter,  le doc  ne m’en dit pas plus. Juste il ajoute « et puis ne vous inquiétez pas, si ce que je vous dis de faire n’a pas le résultat escompté, (70% de réussite au bio-feedback),  il existe des tas de techniques donc  avec mon équipe j’en trouverais bien quelques unes pour vous ». Bien Docteur, Ok Docteur, Au revoir Docteur et à bientôt à la Salpêt !!!!!!!!!!!!!!

Tout va vite et en même temps ça va trop lentement. Je sors angoissée de cet entretien car je croyais que …. Comment dire ….. que  je crois au miracle ….. et bien presque car en fait je trouve qu’on tâtonne plus qu’autre chose et que ce n’est pas assez efficace. Ça me donne l’impression qu’on me met une dose de sel, une de poivre , un peu de cumin et de sarriette et si ça va pas on remplacera par du persil et de la ciboulette !!!!!!!!!!!!!

J’avoue que c’est déroutant. Quand on consulte comme ça on aimerait de suite avoir un résultat immédiat mais il faut persévérer, suivre à la lettre ce que le médecin ordonne et ne pas perdre l’espoir qui nous anime. Non, franchement ce n’est pas simple, d’autant que  le matin, après ma nuit où j’ai pris le nouveau traitement donc dès le levé,  j’arrive à peine à émerger. Je suis dans un complet brouillard, comme noyée dans du coton, bref une loque ambulante. Je ne peux pas appeler ce médecin car nous somme un dimanche. Alors au vu de mon état, je réduis de moi-même le nouveau médoc et je fais au mieux. Mais car y’a toujours un « mais » quelque part, mes angoisses qui m’enquiquinent à longueur de journées reviennent encore plus m’houspiller et mon corps ne veut plus de moi;  je ne le ressens  pas du tout comme à l’habitude. J’ai la mauvaise impression d’être deux personnes. Une qui agit et l’autre qui subit. Une qui pense trop et l’autre qui en n’en peut déjà plus. Une qui veut avancer et l’autre qui de peurs accumulées,  freine des quatre fers. Je dois une  fière chandelle à mon ami qui me supporte agréablement lors de ces difficiles moments et qui de part sa présence aimante atténue mon état anxieux,  voir assez déprimé. Je m’étais bien dit que le sevrage ne serait pas aisé mais je ne pensais pas devoir renouer avec des angoisses si insupportables.

Voilà où j’en suis en ces premiers jours  d’Avril et je trouve que c’est long, que ce chemin est tortueux  car mes vielles angoisses tels de vieux démons viennent encore plus me hanter la nuit (et parfois le jour). C’est comme si je me reconnectais à une partie de ma vie qui fut si compliqué à vivre. Peut être faut-il que j’en passe par là pour tout exorciser afin de faire table rase du passé et de ses conséquences néfastes sur ma santé ???



Démarche de Soins – Version Courte

 

Juin 2015,  je n’en peux plus car depuis pas mal d’années mon sommeil s’est largement dégradé.  Alors je décide de consulter pour un sevrage car j’ai de fortes pertes de mémoires qui m’handicapent lourdement. En un premier temps je consulte un spécialiste du Centre Hospitalier de ma région qui lui me dirige sur Paris car à la capitale, les centres du sommeil sont réputés efficaces.  Je choisis celui de l’Hôtel Dieu qui se trouve situé juste à côté de la  cathédrale Notre Dame.

Sur le site du sommeil et de la vigilance de  l’Hôtel Dieu, je crée un compte et j’obtiens enfin  rendez-vous le 4 Janvier 2016. Suite à ce rendez-vous, je suis convoquée le 22  Janvier 2016 pour faire un enregistrement de mon sommeil aussi dénommé polysomnographie.

 http://www.sommeil-vigilance.fr/contact/contact0.html

 Je ne revois le spécialiste que le 21 Mars car beaucoup de dossiers sont en attente d’interprétation. Le temps me paraît extrêmement long car maintenant que ma décision de me désintoxiquer est prise, j’aimerais que tout aille rapidement. Hors je vais vite me rendre compte que c’est loin d’être le cas. Le 21 Mars l’examen révèle que je dors très mal car je ne récupère jamais. Aucune récupération physique ni intellectuelle et encore moins psychologique vu que je n’ai pas de sommeil profond. Ceci étant, cela me rassure de savoir que l’enregistrement signale cette immense fatigue éternelle qui me taraude depuis tant d’années.

Puis le spécialiste me dirige vers un médecin de mon département qui travaille en même temps au CHU de la Salpêtrière. Ce dernier change mon traitement et je me retrouve complètement à l’ouest car le nouveau traitement me sonne terriblement.

 Devant mon état d’escargot en déguisement loque humaine et dans l’urgence, je modifie seule ce traitement car ça tombe sur un weekend. Puis je rectifie le tir dans la semaine suivante. Après il est prévu que je doive consulter 1 à 2 fois par mois au CHU de la  Salpêtrière pour faire du bio-feed-back et apprendre à me relaxer avec une technologie visuelle adaptée. Je dois aussi faire 15 minutes de luminothérapie avec des lunettes spéciales et  aussi être vue par d’autres médecins  de l’équipe sommeil de la Salpêtrière. Dans un  premier temps sera évaluer mon émotivité passée et actuelle afin de régler de manière cognitive ma trop grande anxiété.

Voilà où j’en suis en ce début du mois d’avril et je trouve que c’est long, que ce chemin est difficile car mes vielles angoisses tels de vieux démons viennent encore plus me hanter la nuit (et parfois le jour). C’est comme si je me reconnectais à une partie de ma vie qui fut si difficile à vivre. Peut être faut-il que j’en passe par là pour tout exorciser afin de faire table rase du passé et de ses conséquences néfastes sur ma santé ???



Pourquoi Ce Titre ?

 

Depuis déjà 9 mois, le temps d’une gestation, j’ai pris une très grande décision, Elle est primordiale car ma santé en dépend. Longtemps se sont écoulées toutes ces années où elle m’a effleurée l’esprit, où elle m’a narguée aussi de son air mutin me disant

 » t’y'arriveras pas, t’es pas cap, tu tiendras jamais le coup »

Et j’en passe de ces petits pamphlets qu’à longueur de nuits elle savait si bien enrailler, distiller, jusqu’à énerver le supplément d’âme  qui heureusement me restait encore.

Puis un jour ou une nuit plutôt, jusqu’à l’écœurement car  n’en pouvant plus de supporter les conséquences que cela avait engramé en moi; ni une, ni deux, il est alors  venu clair à mon esprit que j’étais prêtre. Prête à me sortir  totalement de cet enfermement chimique auquel je suis toujours aussi addict à l’heure où j’écris ces mots.

Pour faire court car je reviendrais certainement sur cette longue période de ma vie, depuis 39 ans, pour dormir  je prends des médicaments ou autres barbituriques du genre . A ce jour ces drogues légales n’ont plus aucun effet pour me faire sombrer dans les bras de Morphée mais leur chimie est tellement imprégnée dans tout mon corps qu’un manque brutal risque de s’installer  si je les arrête tel un coup de tronçonneuse dans une branche insolente ou dangereuse.

D’où ce titre « Songe d’une nuit d’été » qui donne « Songes d’une Nuit (Ans) Dettée ». En dettes (donc ans dettes aussi)  de toutes ces innombrables années endettées par ces milliers de grammes  de médocs ingérés  dont les molécules chimiques gravitent encore et toujours dans mon sang. Ajoutez à ce cocktail explosif  des songes qui n’en sont pas puisqu’ils virent  en cauchemars dévastateurs plus qu’en rêves aux allures revigorantes et gaies. Mais aussi en dette de toutes ces années de galère pour réussir à me ressourcer naturellement la nuit. Ce qui à mon plus lointain souvenir,  ne m’est jamais arrivé !

Je vais donc vous conter mon chemin, ma voie, me nouvelle ligne de vie  disons celle que je choisis maintenant pour me sortir de cette machiavélique sphère infernale qui m’enferme et me cloue au pilori d’une addictologie bien réelle car si pernicieuse.



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